En balade avec Librel, c'est publié près de chez vous

Les éditeurs belges ont lancé une campagne "Un livre belge dans votre valise".
Quelques suggestions de titres d'auteurs belges parus depuis le début de l'année...

  • L'hiver 2008, Jean-Pierre Otte avait recueilli chez lui un jeune Russe de 26 ans, originaire de Yalta en Crimée, du nom de Sergueï. Celui-ci se prit d'amitié pour les premiers livres de l'écrivain. Il les lisait, les relisait apparemment sans se lasser, presque au risque de l'addiction, en épinglant çà et là des phrases et des passages qu'il transcrivait dans un cahier auquel il attribua le titre de La bonne vie.

  • Mona, lycéenne lumineuse, a tout pour être heureuse : une chouette famille, du talent pour le dessin - passion dont elle veut faire son métier - et depuis peu, un amoureux prévenant et merveilleux. Elle ne remarque pas qu'insidieusement, ce dernier l'enferme dans une étreinte malsaine, transformant son existence en cauchemar. Désormais, face au miroir, les traits tirés, qui aurait cru que Mona ressemblerait un jour à ce tableau qu'elle a tant étudié, celui de la Femme qui pleure ? Autour de la jeune fille gravitent Marin, son meilleur ami, Lya, voisine dont elle ravive le passé douloureux, Esther, alliée inattendue, et Cassien, poète et témoin de la cruauté humaine sous toutes ses formes. Tous mêlent leurs destins au sien, pour l'aider à s'échapper de cette toile dans laquelle tant d'autres avant elle sont tombées.

  • Manger Bambi est une réflexion sur la violence féminine, un anti-conte de fée trash à l'ère Tinder, mais aussi un roman d'une grande force sur les relations complexes - et parfois dévoyées - mère-fille.

    Quinze ans bientôt seize, Bambi est décidée à sortir de la misère. A la tête d'un gang d'adolescentes zonardes, terrorisantes et terrorisées, elle a trouvé un filon : les   sites de sugardating qui mettent en contact des jeunes filles pauvres avec des messieurs plus âgés désireux d'entretenir une protégée. Bambi y pose en proie parfaite. Mais Bambi n'aime pas flirter ni séduire et encore moins céder. Ce qu'on ne lui donne pas gratis, Bambi le prend de force. Imitant les comportements et le langage masculins Bambi et sa clique se défendent violemment de la violences auxquelles elles sont exposées en permanence : violence de classe, violence du marché et règne du pognon, du bling, de la transaction...mais aussi - et peut etre surtout - violence au sein de ce noyau qui devrait être protecteur : la famille. Bambi est une victime devenue bourreau redevenue victime d'ellemême. Et, dans un monde où on refuse pourtant aux femmes jusqu'à l'idée de la violence, Bambi rend les coups, y compris ceux qu'on ne lui a pas donnés.

  • On disait, c'est le progrès ? ; le bruit courait qu'on ne l'arrêterait pas. Etrange, tout de même, de dire à propos du progrès ce qu'on disait à propos d'un cheval emballé, d'un balai ensorcelé ou d'une maladie incurable ? ; personne ne se demandait d'où ça venait ? ; personne ne savait au juste ce qu'il disait lorsqu'il disait qu'on n'arrêterait pas le progrès. Au fond, ce n'était qu'un bruit, une espèce de boutade qui n'empêchait pas nos parents de répéter que ce qui n'est pas nécessaire attendra, que celui qui veut quelque chose doit travailler pour l'avoir, ou qu'on n'a rien sans effort, ce qui revenait au même.
    Depuis Hôpital silence, son premier livre publié en 1985 aux éditions de Minuit, Nicole Malinconi s'inspire de la réalité quotidienne, de l'ordinaire de la vie, des gens et des mots, ceci aboutissant moins à des fictions romanesques qu'à ce qu'elle qualifie elle-même d' "? écriture du réel ? " . Parmi ses ouvrages : Nous deux (Espace Nord, Prix Rossel 1993), Vous vous appelez Michelle Martin (Denoël), Séparation (Les Liens qui libèrent) et Un grand amour (Esperluète).

  • Automne 1950. Chasser les fantômes d'un château belge est à première vue une partie de plaisir. C'est ce que pense Michel Van Loo, détective fauché, quand il est consulté par Charles de Bodegné, le nouveau propriétaire de Saint-Sorlain, en proie à des phénomènes inquiétants.
    Mais la vie de château se révèle courte pour Van Loo. Meurtres et disparitions s'enchaînent jusqu'à ce que le traqueur de fantômes disparaisse à son tour.
    Devant l'inefficacité de la police, la bande à Van Loo se mobilise pour retrouver le détective évaporé :
    Son amoureuse Anne mène l'enquête. Le pharmacien Hubert, le coiffeur Federico et les deux redoutables syndicalistes, les Motta, débarquent à Saint-Sorlain.
    Si les spectres demeurent insaisissables, de sales histoires remontent à la surface, des affaires qui datent de la Guerre et qui ressortent des combles où on les avait enfermées. Le côté sombre d'un paisible village du Hainaut et de ses notables...si propres sur eux

  • La maison du Belge

    Isabelle Bielecki

    • Meo
    • 3 Février 2021

    Après Les mots de Russie et Les tulipes du Japon, La Maison du Belge clôture la reconquête de sa mémoire par Élisabeth, fille d'un couple d'émigrés russo-polonais et personnage central de cette trilogie qui s'échelonne sur plus d'un demi-siècle. Ce troisième volet revient sur l'élaboration du premier. L'auteure livre les coulisses de ce livre qu'elle arrache aux contraintes, tant intérieures - briser l'amnésie, se réapproprier son passé, tenir la promesse faite à son père d'écrire sur lui, sur sa mère, sur leur huis clos de cauchemar - qu'extérieures - exprimer sa nature d'artiste et d'écrivain en dépit des manipulations d'un riche amant narcissique dont elle s'est follement éprise.
    Comme l'écrit l'académicienne Myriam Watthee-Delmotte, cet amant, "initialement vampirique, perd son combat contre son imparable concurrent qu'est l'écriture littéraire [...]".

  • Un romancier poète, confiné dans un appartement de la côte en compagnie d'une femme aimée, se souvient d'avoir rencontré tout au long de sa vie des personnalités aussi diverses que Michel de Ghelderode, Montserrat Caballé ou René Magritte. Il évoque, dans des décors oubliés, des visages inconnus comme autant de fantômes de temps révolus...

  • Les orphelins de François

    Bernard Gheur

    • Weyrich
    • 17 Février 2021

    Le 24 octobre 1984, au cimetière de Montmartre, Claude de Givray prononce l'éloge funèbre de son ami François Truffaut.
    « Si François n'était pas né, s'il n'avait pas été cinéaste... » Et moi, que serais-je devenu si François Truffaut n'avait pas existé ?
    À 16 ans, je n'aurais pas parcouru les rues de Liège une caméra à la main, ni fait la sortie des écoles de filles, en quête de jolies actrices.
    À 17 ans, je n'aurais pas pris le rapide Moscou-Paris de 00h10, aux Guillemins, pour découvrir un film en exclusivité, remonter les Champs-Elysées, sonner à certaines portes.
    À 20 ans, sans sa lettre merveilleuse, sur papier pelure, postée à Paris, je ne me serais pas jeté dans l'écriture d'un roman.
    Et, à 39 ans, quittant mon journal un dimanche soir d'octobre, après le bouclage de la dernière édition, je ne me serais pas mis à pleurer comme un enfant perdu...

  • Quête initiatique, ce premier roman nous emmène sur les pas d'un jeune espagnol, ayant fui avec sa famille la dictature de Franco. Rodrigo rêve de devenir matador comme son père, le grand Don Jésus. L'Espagne fantasmée, chacun la cherche désormais dans ce pays d'accueil pluvieux.

  • El curandero

    Paul Vanderstappen

    • Meo
    • 15 Janvier 2021

    "Ce n'est pas la première fois que je n'arrive pas à écrire cette histoire, pourtant elle me touche particulièrement. Je ne sais pas ce qui se passe. C'est pourquoi je suis ici. Je désirerais comprendre." Souvent, nous cherchons ailleurs ce qui est enfoui au plus profond de nous-mêmes, nous tentons de nous donner une explication rationnelle de ce qui nous perturbe. Nous menons toutes sortes d'enquêtes qui prennent du temps et de l'argent, mais qui n'aboutissent pas toujours. Nous cherchons des modèles, qui, la plupart du temps, nous perturbent parce qu'ils ne correspondent pas à ce que nous sommes.
    El Curandero se développe aux frontières du rêve et du réel, entre deux pays, la Belgique et le Chili. Le personnage participe à un deuil qui va résonner sur son propre silence et réveiller ses fantômes intérieurs. Avec l'aide d'alliés évanescents, dont on ne sait s'ils sont réels ou imaginaires, il va tenter de se réconcilier avec lui-même et de donner sens à sa vie.

  • Cavales

    Béatrice Renard

    Au coeur de l'été 1793, la guillotine trône sur la place de la Révolution. Le magistrat Antoine Fouquier-Tinville comptabilise les traîtres qui vont y passer. Théroigne de Méricourt, au tempérament angoissé, affronte la machine à tuer. Une petite fille effrayée tremble devant elle. Olympe de Gouges, intrépide, défie le sinistre instrument en collant des affiches politiques sur ses parois de bois. Les trois rebelles se retrouvent enfermées et maltraitées par leurs gardiens. Chacune se demande comment résister à la loi du plus fort. Par les armes? L'audace? La parole? Ne devraient-elles pas agir ensemble?
    Ce roman est une histoire de femmes, de féminité, de féminisme, au coeur de la Révolution française. Il raconte la rencontre d'Olympe de Gouges, l'Occitane, autrice de la Déclaration des droits de la femme, et de Théroigne de Méricourt, la Belle Liégeoise, autrement surnommée l'amazone de la Révolution. Dans les faits, elles ne se sont jamais rencontrées et j'ai eu envie de leur inventer une parenthèse dans le temps, située en été 1793, entre la réelle fessée publique reçue par Théroigne le 15 mai et le non moins réel emprisonnement d'Olympe le 20 juillet. Ce récit est une tentative d'aborder la géographie intérieure de ces deux femmes d'exception afin de donner une voix à leurs peurs et revendications. Une petite fille de fiction les accompagne dans leurs tribulations.

  • L'auteure s'adresse à sa grand-mère centenaire et tisse le récit d'une relation. Amour, complicité, humour et bienveillance offrent en creux le portrait tendre et délicat d'une transmission. La petite-fille accompagne le très grand âge de la grand-mère, dans ses moments d'égarement et dans ses éclairs de lucidité, dans ses petites folies, ses souvenirs, ses chansons... Elles rejouent à deux l'universel de la fin de vie : quand le corps échappe, le contenir de ses mains ; quand l'esprit s'égare, l'accompagner avec douceur ; quand les repères se brouillent, guider et rassurer.
    La présence à l'autre devient une force tangible sur laquelle se reposer. Violaine Lison pose des mots justes et sensibles sur ce qui lie un grand-parent à son petit-enfant. Valérie Rouillier l'accompagne de traits à l'encre qui parlent de maillages, de réseaux, de bifurcations, de retrouvailles... Un regard puissant posé sur les êtres chers qui se préparent à partir.

  • Scalp

    Christine Aventin

    « En quelques mois, Scalp fut écrit. Un poème pour chaque flash. Avec une telle facilité?! Comme manger une cerise, en sucer le noyau jusqu'à ce qu'il soit parfaitement lisse dans la bouche et puis le ­cracher avec précision en direction d'une cible silencieuse. Scalp est donc une vue sur les coulisses de l'écriture de FéminiSpunk ; l'endroit où j'ai mis tout ce qui ne pouvait pas s'y dire et qui ne voulait cependant pas se laisser docilement taire. »

  • "Est-ce un recueil? Un essai? Un manifeste? Un manuel de poésie orale? Une tentative de donner la poésie à entendre? Le partage d'une passion? Des pistes pour écrire? Un splatchwork!
    Avec la curiosité d'un entomologiste, l'Ami Terrien plonge dans ses propres textes pour illustrer des figures connues et moins connues de la poésie orale et nous emmène dans une recherche sur les formes qui hantent nos poèmes, à la découverte du fantôme dans le miroir. Ensuite, le fantôme prend corps et cris."

  • "Il y a eu ce bang qui révèle les symptômes d'une pathologie chronique, le Syndrome d'Ehlers-Danlos. Vingt ans après, l'auteure met sa plume au service d'un combat. Du diagnostic en passant par les répercussions journalières, les leviers, la mort, les impasses médicales, les perspectives..., à travers 29 boîtes, le voile se lève sur ces maux dont on ne meurt pas mais qui tuent un peu plus chaque jour. Psychologue et formatrice, l'auteur permet à d'autres de s'y reconnaître et aide les proches et les professionnels à comprendre autrement les maladies invisibles."

  • Sabrina est restauratrice au musée des Beaux-Arts de Bruxelles. Elle vient de perdre sa grand-mère, Angela, et a découvert, dans la maison de celle-ci, une magnifique sculpture en argile représentant un buste féminin, signée de la main de Costanza Marsiato. Le modèle n'est autre que Simonetta Vespucci, qui a illuminé le quattrocento italien de sa grande beauté et inspiré les artistes les plus renommés de son temps.
    Qui était cette mystérieuse Costanza, sculptrice méconnue ? Comment Angela, Italienne d'origine modeste contrainte d'émigrer en Belgique après la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle pu se retrouver en possession d'une telle oeuvre ? Sabrina décide de partir à Florence pour en savoir plus. Une quête des origines sur la terre de ses ancêtres qui l'appelle plus fortement que jamais...
    Dans ce roman d'une grande sensibilité, le fabuleux talent de conteuse de Christiana Moreau fait s'entremêler avec habileté les voix, les époques et les lieux, et donne à ces quatre destins de femmes un éclat flamboyant.

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