Le Grand Jeu

La rivalité coloniale en Asie Centrale au XIXe siècle, entre la Russie et l'empire britannique, qu'on appelle "Le Grand Jeu", amena à la création d'un Etat-tampon, l'Afghanistan. Et comme on le sait, le cercle des rivalités s'est élargi par la suite, et jusqu'à aujourd'hui, aux Etats-Unis et à la Chine.
C'est donc une histoire longue, qu'un livre en particulier permet de comprendre, Le Grand jeu, de Peter Hopkirk (1990), publié par les remarquables éditions Nevicata. Il reprend et explique cette rivalité anglo-russe et notamment les choix difficiles, entre interventions actives (forward policy) et attentisme prudent, auxquels étaient déjà confrontés les politiques et les militaires. L'histoire récente a montré ce qu'il en a été depuis lors. Le Grand Jeu continue, la question d'Orient n'est pas neuve.
Parmi les ouvrages sélectionnés ici, deux romans de Rudyard Kipling... autour du thème du Grand Jeu.

 

  • Au coeur des montagnes et déserts d'Asie centrale, une lutte de l'ombre opposa au 19e siècle l'Empire britannique et la Russie tsariste. Cet affrontement fut connu sous le nom de « Grand Jeu », et ses répercussions se font encore sentir de nos jours.
    Le vaste échiquier où se déploya cette rivalité s'étendait du Caucase au Tibet. Les Britanniques étaient convaincus que les Russes voulaient s'emparer des Indes, le joyau de l'Empire britannique. Lorsque le Jeu débuta, les frontières de la Russie et des Indes étaient distantes de plus de 3000 km. À la fin, moins de 30 km les séparaient par endroits. La guerre semblait inévitable.
    Le « Grand Jeu » fut l'un des chapitres les plus romanesques de l'histoire moderne. Y participer était le rêve de jeunes officiers des deux camps, l'occasion d'échapper à la monotonie de la vie de garnison et de se couvrir de gloire.
    Les répercussions du « jeu » nous hantent encore aujourd'hui. Les renversements de dignitaires locaux, les invasions d'ambassades, les retraites infâmantes d'Afghanistan, les bains de sang du Caucase : tout cela était déjà familier dans la presse victorienne.
    Aujourd'hui, alors que l'Afghanistan est toujours au centre de l'échiquier géopolitique, les leçons de l'histoire du « Grand Jeu » restent plus que jamais d'actualité.

  • Dans cet essai, Georges Corm entreprend, à la suite de ses précédents ouvrages, une nouvelle plongée historique dans le destin tragique des sociétés de l'Est de la Méditerranée et du monde arabe, carrefour stratégique et géopolitique convoité par les grandes puissances coloniales depuis le XIXe siècle. Une vaste littérature avait été produite à cette époque sur la « question d'Orient », alors qu'il s'agissait en fait des rivalités implacables entre puissances européennes avides de se partager les vastes territoires de l'Empire ottoman. Cet ouvrage rétablit les continuités et les ruptures entre cette ancienne question d'Orient et la « nouvelle question d'Orient », débutant après la Seconde Guerre mondiale et donnant naissance à son tour à des violences ininterrompues, aujourd'hui à leur paroxysme.
    Georges Corm dénonce aussi bien les tendances hégémoniques de l'Alliance atlantique que le « chaos mental » qui s'est souvent installé à ses yeux auprès des grands décideurs et dans les analyses des médias dominants pour légitimer à nouveau les interventions des puissances occidentales en Orient. Celles-ci ne sont qu'un rebondissement amplifié de l'ancienne question d'Orient, leur cadre intellectuel étant aujourd'hui actualisé par la théorie du « choc des civilisations », héritage de l'ancien racisme de nature coloniale. Le développement exponentiel du terrorisme en provenance de cette partie du monde est le résultat de ce dérèglement de la raison. Il peut se comparer aux effets que produit le dérèglement climatique en termes de catastrophes naturelles, elles-mêmes dues à une déraison économique et consumériste que rien ne semble pouvoir arrêter.

  • "Région d extraordinaire richesse ethnique et culturelle, de par son positionnement à la lisière d influences historiques turques, persanes, indiennes, mais aussi chinoises, russes, méditerranéennes, l Asie centrale mérite un renouveau d attention. Aux cinq pays d'Asie centrale : Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, l ouvrage inclut dans l analyse l'Azerbaïdjan en tant que pays caucasien riverain de la Mer Caspienne au centre des intérêts énergétiques fondamentaux de la région. Trois perspectives sont réunies : histoire sur plus 40 000 ans ; aspects socio-économiques des pays qui la composent soumis à l'autorité religieuse de la muftiyya de Tachkent à l'époque soviétique ; évaluation des perspectives ouvertes par l'initiative chinoise des nouvelles routes de la Soie. - "

  • "En situation de conflit depuis 1978, l'Afghanistan et les Afghans ne constituent pas seulement une énigme pour les étrangers, mais aussi parfois pour leurs propres dirigeants. Sur une période d une centaine d'années, de manière comparative, analytique et non chronologique, Assem Akram tente de mieux comprendre les éléments qui, à certaines époques, ont permis à ce pays de fonctionner normalement et à d'autres d'être soumis à l'instabilité et à des guerres ravageuses aux ramifications internationales. Pour aider le lecteur à avoir une approche plus riche et plus nuancée, l auteur partage, dans la deuxième partie de cet ouvrage, un certain nombre de tableaux et de portraits où individus, société et histoire se mélangent et permettent de mieux saisir pourquoi, en Afghanistan, les choses se passent toujours d'une manière inattendue. - - - "

  • La défaite des Taliban dans le sillage des attentats du 11 septembre ouvre deux décennies d'investissement occidental en Afghanistan. Des centaines de milliards, pour l'essentiel consacrés à l'entretien des forces occidentales, des dizaines de milliers de morts, dont plusieurs milliers de la coalition, montrent l'importance de ce conflit pour les Etats-Unis qui en font le symbole de leur hégémonie mondiale.

    Mais, derrière les discours sur la construction d'une « démocratie de marché », se profile un gouvernement transnational qui contourne les acteurs afghans au point d'interdire tout processus démocratique, couvre des fraudes électorales massives, routinise la captation des ressources au profit des entreprises occidentales et des élites afghanes. Les tensions communautaires et sociales s'accroissent à un point jusque-là inconnu dans la société afghane. Les Taliban, capitalisant sur le ressentiment populaire contre les élites au pouvoir, mettent en échec une alliance occidentale qui dissimule, derrière une augmentation des moyens, son incapacité à définir une stratégie cohérente. Après vingt ans de conflit, al-Qaïda est toujours présent en Afghanistan, et le retrait américain ne fait qu'ouvrir une nouvelle période d'une guerre civile vieille de quarante ans.

    Ce nouvel essai de Gilles Dorronsoro propose une analyse critique impitoyable des impasses de l'expertise orientaliste et sécurocrate dont la portée comparative, bien au-delà du seul cas afghan, est d'une haute actualité.

  • La Russie et l'Asie centrale se trouvent à une croisée des chemins. La mondialisation a ouvert ces pays au monde, avec son lot de promesses et d'incertitudes. Si la Russie, pour maintenir son influence dans une région qu'elle a longtemps dominée, affirme son ascendant sur les plans militaire, politique et économique, de nouveaux enjeux s'imposent : comment les canaux préférentiels d'échanges et de communication russo-centrasiatiques s'adaptent-ils ? De même, les « survivances » de l'ère soviétique font-elles toujours sens au regard des défis de ce début de XXIe siècle et des trajectoires propres à chacune des Républiques d'Asie centrale ? Enfin, la crise du coronavirus peut-elle redéfinir les rapports de force dans la région ?

  • Paru chez Flammarion en 1984, ce livre a connu plusieurs rééditions : d'abord en grand format, puis, brièvement, en Champs sous le titre La Résistance afghane : du Grand Moghol à l'invasion soviétique, puis en grand format de nouveau sous son titre original.
    La dernière réédition avec mise à jour date de 2002.
    - L'histoire de l'Afghanistan sur fond de la longue et sourde lutte politique (surnommée le Grand Jeu par les Anglais des Indes au siècle dernier) livrée par les Puissances pour dominer le coeur stratégique de l'Asie.
    - Mais aussi une analyse fouillée de la résistance afghane et de l'Afghanistan profond qui sut toujours conserver son indépendance contre les Moghols, les Iraniens et les Anglais.
    - Enfin, un état des lieux de l'Afghanistan d'aujourd'hui et les perspectives d'avenir du pays vers lequel, depuis le 11 septembre 2001, sont tournés tous les regards.

  • Cet ouvrage d'introduction et de réflexion sur l'Afghanistan invite à la (re)découverte du pays à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture. Il offre une vision synthétique qui permet de mieux comprendre l'actualité immédiate.
    Synthèse à jour en 5 chapitres :
    - Histoire et géographie ;
    - Peuples et société ;
    - Pouvoir et politique ;
    - Economie et développement ;
    - Education et culture.

  • Si la défaite actuelle des armées occidentales en Afghanistan renvoie aux échecs des envahisseurs précédents, elle met également en pièces le rêve eurasien d'Alexandre Le Grand. Ce rêve « si beau, perspicace, intemporel, généreux » selon Nicolas Bouvier, et qui bouleversa Malraux.

    Comment le territoire du Gandhara, où prospéra l'extraordinaire et tolérante civilisation née de la rencontre entre la Grèce et l'Orient, peut-il coïncider avec celui du djihadisme contemporain ? Celui-là même qui vit l'apogée des talibans, la montée d'Oussama Ben Laden, la présence des théoriciens de la guerre sainte, ou encore le passage de Mohammed Merah.

    Pour le comprendre, Jean-Pierre Perrin a parcouru l'Afghanistan dans les pas d'Alexandre le Grand. Il retrace les batailles du conquérant dans les montagnes de l'Indu Kush, revient sur les échecs militaires de l'URSS et de l'OTAN, tout en évoquant les figures du djihad de - Massoud ou le sanglant Haqqani qu'il a personnellement rencontrés. Comme dans la plupart de ses ouvrages, il fait résonner littérature et souvenirs, Histoire et géopolitique, passé et présent.

  • de Massoud à Massoud, 20 ans après Nouv.

    Le 11 septembre 2021 le monde célèbre le terrifiant anniversaire des attaques islamistes sur New-York, attaques précédées deux jours plus tôt par l'assassinat du mythique Commandant Ahmad Shah Massoud.
    Vingt ans après, l'écrivain et journaliste Salvatore Lombardo se penche sur le destin lumineux et tragique de celui que l'on considère comme le « Che Guevara musulman ».
    Spécialiste du monde arabo-musulman, auteur de deux ouvrages dédiés au héros national afghan, Salvatore Lombardo a pu dialoguer avec Ahmad Massoud, le jeune fi ls du Commandant, et avec lui, ceux qui furent les fi dèles historiques de son père.
    De son frère aîné et confi dent Yahya Massoud à son représentant à Paris Mehraboddin Masstan, jusqu'au légendaire Commandant Daoud et aux principaux protagonistes d'une histoire de résistance devenue métaphore de nos crises occidentales face au terrorisme islamiste.
    Aujourd'hui, les Talibans sont à Kaboul et l'univers arabo-musulman explose de colère et de désespoir. Massoud, assassiné par deux terroristes tunisiens serait-il mort pour rien ?
    En digne héritier du père, le fi ls tente de prendre la relève et d'organiser la résistance face aux Talibans. Mais à quel prix ? Ce livre lui rend hommage tout en permettant de mieux saisir les enjeux décisifs auxquels est confronté le jeune Massoud.

  • Le livre qui a inspiré War machine, visible sur Netflix.

    Tout commence en 2010 quand Michael Hastings, alors reporter pour Rolling Stone, publie un article qui fera l'effet d'une bombe : «The Runaway General», le portrait au vitriol du général Stanley McChrystal, commandant des forces armées en Afghanistan. Sans filtre, il revendique sans ménagement son mépris pour le président Obama et son administration. Arrogant, égocentrique, ce qu'il convoite avant tout c'est de faire la une du magazine - et pourquoi pas aux côtés d'une Lady Gaga, tant qu'il fait les gros titres. Loin d'imaginer les conséquences de cette célébrité soudaine, McChrystal est tout bonnement éjecté manu militari par son commander in chief humilié et inquiet de ses élucubrations fantasques. Machine de guerre débute à l'endroit même où s'arrête la carrière du général : dans les rangs d'une armée déboussolée et d'un conflit englué et voué à l'échec. Avec une plume et un regard affutés, Michael Hastings nous livre le récit de cette guerre sans fin : officiers mégalos, scènes orgiaques, manipulations des drones et des stratégies militaires, rien n'est passé sous silence - pour le meilleur et surtout pour le pire.

  • Joseph Kessel (1898-1979), journaliste et écrivain, sillonna les continents pour trouver des sources d'inspiration à ses écrits.
    Dans cette série de reportages écrit lors d'un voyage à Kaboul en 1956, Joseph Kessel nous fait découvrir les richesses de la culture afghane et évoque avec tendresse les personnages et les rites qui l'ont marqué. Il nous donne aussi les clefs de l'un de ses plus célèbres romans, Les Cavaliers et nous entraîne dans un passionnant voyage à travers ce pays.

  • « J'aurais voulu respirer l'odeur de fleur de votre visage ».

    En juin 1939, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans la guerre, Ella Maillart et son amie Christina (en réalité Annemarie Schwarzenbach) décident de partir au volant d'une Ford vers l'Afghanistan, pour découvrir « comment on peut vivre en accord avec son coeur ». Dans ces paysages somptueux, tout oppose les deux femmes, l'une robuste, l'autre blessée. Ella n'arrachera pas Christina à la souffrance et à la drogue, mais elle tirera de cette expérience un récit magnifique et poignant, un récit qui « fait travailler l'imagination » - son meilleur livre.

  • Voici que Jean Bourgeois, le « miraculé de l'Everest », après son échappée par le versant tibétain de la plus haute montagne du monde, nous propose une nouvelle édition, revue et augmentée, de son très beau livre paru en 1972 sur les montagnards de l'Afghanistan sous le titre Les Seigneurs d'Aryana.
    L'Afghanistan d'alors n'existe plus. Mais les Pachtouns, son véritable peuple, ces contrebandiers des frontières avec le Pakistan, luttent désormais sans merci, puisant dans les gorges de l'Hindou-Kouch, et dans les neiges des hivers terribles, la volonté de survivre et de combattre pour ce qui est leur bien le plus précieux : la liberté. Nomades dans tout le pays afghan, qu'ils sillonnaient avec leurs nombreuses caravanes, ils étaient autrefois le sang même de la nation afghane, et leurs parcours irriguaient le pays d'un sang généreux. Les seigneurs d'Aryana ne sont plus que des hommes traqués par les guerres incessantes de ce pays.
    Il est nécessaire de lire ce récit de Jean Bourgeois pour mieux mesurer le génocide qui s'est accompli, et ce qu'était la vie d'un peuple fier. Un document exceptionnel, illustré de photographies inédites de l'auteur.

  • Graeme Smith, qui de 2005 à 2011 a passé plus de temps en Afghanistan que tout autre journaliste occidental, pose un regard à la fois lucide et sincère sur la montée des talibans ainsi que sur les nombreuses erreurs commises à répétition par l'Occident. Graeme Smith a souvent fait cavalier seul, à ses risques et périls, pour décrire la guerre de l'intérieur. Les vrais héros de ce livre sont les interprètes, les guides et les gens ordinaires qui l'ont aidé dans sa quête et dont les histoires, tristes, absurdes ou émouvantes, permettent de comprendre pourquoi la mission en Afghanistan a échoué à apporter la paix et la démocratie. Et les chiens bouffent les cadavres est le récit cru, non censuré, d'un journaliste brillant et courageux doté d'une compassion sans égale et du don rare de savoir ignorer la désinformation pour aller droit à l'essentiel. Traduction de Benoît Léger

  • Kim

    Rudyard Kipling

    S'il fallait choisir un livre qui résume toute l'oeuvre de Kipling, son chef-d'oeuvre, ce serait celui-là. Le prix Nobel anglais, dont la stature littéraire a été immense, puis, après l'éclipse liée à la décolonisation, de nouveau importante, y a résumé une expérience, une double culture, un amour. L'expérience nourrie par son enfance en Inde, la double culture anglo-indienne, l'amour de l'enfance sont portés par l'art du récit : roman d'espionnage, roman de formation, roman picaresque. Les figures du grand chemin, l'éducation de Kim grâce à son mentor, le lama, la présence, à l'horizon, des officiers britanniques, qui confieront à Kim une mission avant de l'enrôler définitivement, animent ce livre, qui est bien un roman d'aventures, le seul que l'on puisse opposer à Conrad.
    L'enfance, la philosophie, l'Inde, le romanesque, dans un style sensible, pittoresque, plein d'humour et de poésie.

  • Il fouilla dans l'épaisseur des loques qui entouraient sa taille tordue, retira un sac de crin noir bordé de fil d'argent, et en secoua sur la table la tête desséchée et flétrie de daniel davrot ! le soleil matinal, car depuis longtemps les lampes avaient pâli, frappa la barbe rouge, les yeux aveugles dans les orbites creuses, de même que le lourd cercle d'or incrusté de turquoises brutes que carnehan plaça tendrement sur les tempes blêmies.
    - vous contemplez maintenant l'empereur en son appareil ordinaire, comme il vivait - le roi du kafiristan avec la couronne en tête.
    Pauvre vieux daniel qui fut monarque une fois !

  • Le genre littéraire du récit de voyage était très prisé au XIXe siècle, surtout lorsqu'il concernait des contrées mythiques, telles que l'Asie centrale, sur lesquelles se greffaient le désir d'exotisme et la recherche de racines communes avec les populations indigènes. La rivalité russo-britannique pour le partage des zones d'influence a provoqué une multiplication des voyages vers cet Orient mal connu.
    Tout en tenant compte de la diversité de cette production littéraire, le présent ouvrage tente de mettre en lumière la question de l'altérité que pose inévitablement le récit de voyage ainsi que d'étudier les enjeux géopolitiques et littéraires de l'écriture de voyage britannique en Asie centrale au XIXe siècle.

  • La politique étrangère des États-Unis subit une mutation désastreuse, modifiant pour toujours le rôle de l'Amérique dans le monde. Les institutions diplomatiques souffrent de drastiques coupes budgétaires et les émissaires qui ont permis les plus fines négociations et protégé partout leurs expatriés sont démis de leurs fonctions du jour au lendemain. Alors que, à Washington, les bureaux du ministère des Affaires étrangères se vident, dans le reste du monde, ce sont l'industrie et l'armée qui reprennent les rênes.
    Fondé sur des documents jamais dévoilés, enrichi d'interviews exclusives (de Henry Kissinger à Hillary Clinton), Paix en guerre nous alerte sur une profession en voie d'extinction, celle des défenseurs de la paix.

empty