Emanuele Coccia

  • La métamorphose, tout vivant y passe. C'est l'expérience élémentaire et originaire de la vie, celle qui définit ses forces et ses limites. Depuis Darwin, nous savons que toute forme de vie - l'être humain compris - n'est que la métamorphose d'une autre, bien souvent disparue. De notre naissance à notre alimentation, nous en faisons tous l'expérience. Dans l'acte métamorphique, changement de soi et changement du monde coïncident. Affirmer que toute vie est un fait métamorphique signifie qu'elle traverse les identités et les mondes sans jamais les subir passivement. Cet essai novateur jette les bases d'une philosophie de la métamorphose.

  • Elles sont parmi les habitants les plus nombreux de notre planète et pourtant la philosophie les a négligées, voire haïes : les plantes ont depuis toujours été la cible d'un snobisme métaphysique. Malgré le développement de l'écologie, la démultiplication des débats sur la nature ou sur les questions animales, les plantes - leur forme de vie, leur nature - restent une énigme pour la philosophie. En mêlant exemples tirés de la philosophie, des sciences naturelles et de l'art, ce livre s'efforce de pénétrer le mystère de ces êtres singuliers.

  • Ce livre se propose de réhabiliter la sensibilité. Il y a une certaine urgence car c'est par la sensibilité que nous tenons au monde et que le monde tient à nous.

  • Le bien dans les choses de Emanuele Coccia Traduit de l'italien par Martin Rueff Editions Rivages Regardez les murs de la ville : ils regorgent d´écrits et d´images qui nous disent comment mieux vivre, comment être nous-mêmes, comment devenir moraux. Pour qui sait la regarder, la publicité est porteuse de la morale publique. Si c´est le cas il faut revenir avec plus de soin sur ce qui relie espace public et publicité. Le premier a mobilisé l´attention des philosophes et des sociologues ; la seconde a attiré la foudre des moralistes. Et pourtant, la publicité exprime la morale à venir. Pour le reconnaître, il faut opérer une véritable conversion du regard : la morale n´est pas renfermée dans le rapport que nous entretenons avec les hommes et les femmes qui nous entourent ; elle est aussi, et pour une grande part, dans le rapport que nous avons avec les choses. Emnanuele Coccia est maître de conférences à l´EHESS. Il est l´auteur de La Vie sensible.

  • The Life of Plants

    Emanuele Coccia

    • Polity
    • 16 Janvier 2019

    We barely talk about them and seldom know their names. Philosophy has always overlooked them; even biology considers them as mere decoration on the tree of life. And yet plants give life to the Earth: they produce the atmosphere that surrounds us, they are the origin of the oxygen that animates us. Plants embody the most direct, elementary connection that life can establish with the world.  In this highly original book, Emanuele Coccia argues that, as the very creator of atmosphere, plants occupy the fundamental position from which we should analyze all elements of life. From this standpoint, we can no longer perceive the world as a simple collection of objects or as a universal space containing all things, but as the site of a veritable metaphysical mixture. Since our atmosphere is rendered possible through plants alone, life only perpetuates itself through the very circle of consumption undertaken by plants. In other words, life exists only insofar as it consumes other life, removing any moral or ethical considerations from the equation. In contrast to trends of thought that discuss nature and the cosmos in general terms, Coccia's account brings the infinitely small together with the infinitely big, offering a radical redefinition of the place of humanity within the realm of life.

  • Throughout modernity there has been a clear divide between art and commerce. Objects could either be consumed as commerce or contemplated as art. Today, as museums are facing increasing financial pressure and as stores have become inventive locations for new modes of display, this clear divide has begun to dissolve. There is one place that represents a key stage in this evolution: 10 Corso Como. It was founded in Milan, at that very address, by fashion editor Carla Sozzani and has since expanded to Seoul, Beijing, Shanghai, and New York. The name "concept store", which has now spread across our globalized world, was originally coined to describe this new form. This book is the first philosophical inquiry into this new form of store and it sheds new light on how categories that have governed our modern lives, such as commerce, art, fashion, and museum, are being redefined today.

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