Editions Lamiroy

  • Comment on meurt

    Emile Zola

    Vous avez lu l'histoire des Rougon-Macquart ?
    Comment ils vécurent, comment ils sont morts ?
    Ça vous a plu, hein, vous en demandez encore...
    Eh bien, voici une novella d'Émile Zola.
    Comment on meurt, comment on meurt...
    Leur seul point commun,
    C'est de mourir d'une minute à l'autre.
    Noble, bourgeoise, enfant,
    Commerçante ou paysan.
    Comment on meurt, comment on meurt...
    Nous ne sommes pas tous égaux
    devant la mort.

  • Deux royaumes

    Antoine Sabljic

    « Je ne vois plus Flora, alors je me contente de son idée. J'admets que c'est une perte de temps que d'essayer de mettre le vent en laisse. Quand on tombe amoureux, on n'en cherche jamais les raisons ou les causes : tout semble naturel, ça va de soi. À l'inverse, on n'arrête pas d'essayer d'en déterrer quand l'amour s'est barré. Tout doit devenir rationnel quand plus rien n'existe ; on se met à organiser l'emploi du temps mort ».
    Antoine Sabljic est né en 1990, il est enseignant en philosophie-citoyenneté.

  • À quoi ça sert une trousse de toilette quand on ne part pas en voyage, quand on ne part jamais, quand on n'a jamais quitté Liège ?
    Ça sert à planquer son fric.

    Clarisse Michaux est née à Bruxelles en 1995. Elle est actuellement doctorante en philosophie de l'art à l'UCL.

  • Timide est un jeune garçon qui vit seul, en marge d'une société bien trop extravertie pour lui. Reclus dans une bulle qu'il a façonnée lui-même dans le but d'échapper à ce monde brutal, son quotidien va être chamboulé par une rencontre qui changera sa vie à tout jamais.

    Lilian Lefebvre a 18 ans et entreprend actuellement des études de communication, à l'IHECS, dans le but de devenir journaliste. Mais depuis tout petit, ce sont bien la lecture et l'écriture qui rythment ses temps libres. Ses différentes explorations l'ont mené jusqu'à l'écriture de cette nouvelle, « Timide », son premier récit publié.

  • Alors. Le faire ou pas ?
    Oserais-je ?
    J'hésite. Encore. Toujours.
    Mais cette fois, j'y pense vraiment.
    Inimaginable.

    Depuis qu'elle est toute petite, Deborah Danblon se passionne pour les histoires. En grandissant, elle a tout mis en oeuvre pour partager sa passion.
    Deborah aime voyager à travers les livres et transmettre ce qu'elle y a glané. Animatrice, lectrice, libraire, chroniqueuse pour des revues et la radio et surtout, grande raconteuse, tous les moyens sont bons !

  • Quand la mémoire se fait écriture, elle prend la forme de l'iceberg. Le texte n'est pas un bloc qui se détache d'une calotte pour sombrer dans la mer, il est cet amas de glace progressif, charrié par les profondeurs abyssales, qui finit par peser si lourd que sa pointe émerge à la surface. Karlovy Vary devait être un roman, le capitaine a percuté la mémoire.
    Maxime Lamiroy travaille en compagnie des livres. Libraire, traducteur et éditeur, il explore avec passion les potentialités de l'écriture. Après son premier livre Un lion à Moscou et sa nouvelle Un crime russe, il nous livre un texte annonciateur de ses prochains récits.

  • Certaines trajectoires sont curieusement établies, comme si le but était d'apprendre à les dévier. C'est le cas pour Lilwenn et Jean-Baptiste, deux êtres parachutés à mille lieues de leur destinée.
    Dominique Van Cotthem est une auteure liégeoise, passionnée par les mots et la multitude de personnages à inventer. L'écriture de textes courts est pour elle comme une friandise littéraire.
    Son premier roman Le sang d'une autre a remporté, en septembre 2017, le Grand Prix Femme Actuelle Coup de coeur des lectrices présidé par Gilles Legardinier.
    Aujourd'hui, un recueil de contes et nouvelles est entre les mains d'un éditeur ainsi qu'un second roman.

  • Y croire

    Francois Coune

    Des confidences, de toi à moi.

    François Coune, plus souvent appelé le livreur de mots, est un influenceur sur la page Instagram @Livraisondemots. Suivi par plus de 20.000 personnes, ce Liégeois résidant aujourd'hui à Bruxelles, passionné de littérature, d'arts et de culture, croque la vie à pleines dents. Dans ce premier texte publié, il vous raconte son goût pour la lecture, ces rencontres qui changent une vie, ses désespoirs, ses craintes, mais surtout vous donne envie de toujours y croire.

  • Il y a des filles « comme ça » qui démarrent assez mal dans la vie et qui ont décidé de faire tourner le vent dans une autre direction. Parce qu'à un moment, le destin, il faut le saisir et le tordre un bon coup, pour vivre, enfin.
    Anne-Sophie Vandevoorde est une Ardennaise qui change de couleur au gré des saisons. De brune en été, sa peau prend un teint un peu ocre en hiver. Sans vraiment savoir où elle va, elle s'y dirige avec détermination.

  • La griffe

    Verena Hanf

    Je marche sans faire de bruit, me faufile habilement entre les jardins et les champs, et grâce à cet épais nuage qui couvre tout le village, on ne me voit pas. Emma m'appelait « mon chat », ça me plaisait bien. « Tu as des beaux yeux verts, disait-elle, verts et irisés, un peu bridés, les yeux d'un félin. »

    Alma, une jeune femme en deuil, vit à la marge d'un village. Elle a du mal à parler et, sans se l'avouer, elle souffre de solitude. Nouera-t-elle une amitié avec sa nouvelle voisine ?

    Verena Hanf est née en 1971 à Fribourg-en-Brisgau et vit à Bruxelles. Elle a publié les romans Tango Tranquille (2013) et Simon, Anna, les lunes et les soleils (2014) aux éditions Le Castor Astral. Son prochain roman, La Fragilité des funambules, sortira en avril 2021 aux éditions F Deville.

  • Clown

    Cedric O. Lefebvre

    Le nez du clown, élément magique qui peut faire d'un être insignifiant et renfermé l'exubérant ami des petits et des grands. Mais cette petite boule rouge et creuse constitue aussi, à l'inverse, le lien ténu et fragile entre la lumière des feux de la rampe et les ombres d'une vie décevante...

    Se décrivant volontiers lui-même comme auteur amateur, mais rêveur professionnel, Cédric O. Lefebvre est, dans la vie active, conseil en droit de la propriété intellectuelle. Depuis de nombreuses années, il use ainsi de sa plume pour protéger et défendre les créations des autres. Il découvre cependant, au fil des pages qu'il noircit, que cette plume peut aussi transcrire, illustrer, voire réaliser, ses propres rêves.

  • Les Cow-boys

    Xavier De Ridder

    " C'était le plus gros taureau qu'ils avaient vu. Noir avec des reflets légèrement bleutés que faisait danser son impressionnante musculature parcourue de veines épaisses comme des tuyaux d'arrosage. Il se tenait majestueusement au milieu du terrain, broutant le gazon qui n'avait plus connu le passage d'une tondeuse depuis de longs mois. Ses naseaux crachaient d'épaisses volutes de vapeur. La bête remarqua soudain la présence des badauds et se mit à frapper le sol. Derrière les barres entourant le terrain, là d'où on encourageait les joueurs à une époque où tout était plus simple, Francis, Lucien, la clientèle régulière et même Leffe réalisèrent qu'ils avaient face à eux un monolithe de colère qu'il serait compliqué d'aller déloger. "
    Xavier De Ridder est né à Braine l'Alleud en 1984. Il est diplômé de l'Université Européenne d'Écriture et libraire à Uccle depuis 2010. Entre 2013 et 2014, il publie des nouvelles dans le fanzine Chock-a-Block. Il consacre aussi son temps libre à l'écriture d'histoires un peu moins tordues pour ses deux magnifiques enfants.

  • Marthe n'est pas du genre à avoir des états d'âme. Au moindre accroc, elle rectifie, elle correctionne, elle efface ! Jusqu'au jour où, à l'automne de sa vie, elle tombe sur Annie, la reine du point de riz...


    Biographie officieuse de Mayana Lauren, délivrée sous la contrainte, non vérifiée :

    Dernier domicile connu : quelque part en France, entre le Cotentin et le Sud-Ouest ...
    Une phrase : ce n'est pas parce que c'est inventé que ça n'existe pas (Kerity, La Maison Des Contes)
    Un animal : le panda du Groënland (oui, avec le réchauffement climatique, il va falloir s'y faire...)
    Aime : les patates à l'ail, George Clooney, l'autodérision.
    Déteste : les radios-réveils, la mauvaise foi, les petits Legos de son fils quand elle se prend les pieds dedans le matin...
    Un rêve : pourquoi un seul ?
    Derniers livres publiés : Ma Vie Sans George Clooney, Éditions AO. Les Cigognes Se cachent Pour En Rire, sur l'appli Rocambole.

  • Véronique Bergen peint en l'honneur de Jacques de Decker un véritable portrait de Dorian Gray. En Belgique, toute personne liée à la littérature le connaissait. Je le voyais régulièrement fréquenter les rayons « poésie » et « littérature belge » de la librairie Tropismes. Maintenant qu'il nous a quittés en avril 2020, l'académicienne, son ancienne collègue, nous conduit au grenier des Lettres, enlève la poussière et nous dévoile dans sa splendeur et sa beauté l'image intacte et vive de son être qu'il a enluminé tout au long de sa vie. En le lisant, j'ai eu le sentiment d'avoir perdu « le dernier des Belges », comme on a dit de nombreux personnages historiques qu'ils furent chacun « le dernier des Romains ». C'est l'incarnation de cette impossible unité qui révèle la richesse et la diversité de notre culture et de la personnalité qui s'y est plongée.
    Paradoxalement, je connaissais mal l'homme qui avait brossé mon portrait à la remise de la bourse Horlait-Dapsens dont j'étais le lauréat pour l'Académie Royale de langue et de littérature françaises en 2018. Nous avions conversé ensuite, il m'avait fait part de sa passion pour Tchékhov et je lui avais exposé mon projet de traduction de poèmes russes sur la Belgique. Un mois avant son décès, à la foire du livre de Bruxelles, il nous avait confié à mon père et moi un secret : « Je me suis mis à la poésie, c'est un secret que je vous révèle ». Et avec son sourire facétieux, il avait quitté notre stand, en nous laissant une dernière impression, toujours vivace.

  • Revenons à Mme Freeze, au moment où tout allait basculer pour elle. Sa curiosité était lancée comme un boulet de canon propulsé pour ne plus s'arrêter que dans un grand fracas d'idées morcelées. La glace commençait à fondre, et le trésor à apparaître. Une barquette mystérieuse emballée dans un papier de brume avec noté dessus « mort 66 grammes. Valable jusqu'au 5 septembre 2020. La mort est impayable ». Mme Freeze, transie, immobile, choquée : jamais dans un supermarché on n'avait vendu quelque chose d'impayable...




    Stéphanie Coppé travaille comme comédienne, metteur en scène et dramaturge pour différentes compagnies en Belgique, France, Espagne et Portugal. Entre autres avec la compagnie des Baladins du miroir depuis 1999.

  • Pseudonymes

    Jennifer Deneffe

    Liège. Été 2018. Martin Fillipon, ténor du barreau, sombre dans le monde de la rue, clochard anonyme parmi les clochards. Coincé dans un labyrinthe existentiel, de sa prime jeunesse à sa carrière remarquable, l'homme choisit de recouvrer sa liberté en s'abandonnant tout entier à la perdition où plus rien n'a d'importance.
    De ses rencontres truculentes avec ses congénères d'une même salubrité, l'avocat déchu dévoile ce qui fut son forceps inquisiteur des années durant. Toucher le fond pour y rester ou lorsque les enfers délivrent l'âme... Voici l'histoire de Martin Fillipon.

    Jennifer Deneffe est biographe professionnelle. De ses études de criminologie à HEC, elle s'est toujours intéressée avec avidité à l'esprit humain et particulièrement à la déviance. Son écriture imagée mêle intangible et tangible, surréalisme et réalisme. En 2020 paraît Médusa - Les femmes qui n'aimaient pas les hommes, un roman noir aux atours psychologiques. Pseudonymes est sa première exploration du récit court.

  • Début juillet, la nuit bruxelloise est exceptionnellement chaude. Le mercure grimpe encore dans l'horreur de la nuit. Le commissaire Germain et son adjoint Berthier plongent dans les méandres de la capitale pour résoudre une drôle d'enquête. Il faut agir vite avant que les médias ne s'emparent de l'affaire. Suivez ce duo décalé et franchissez les portes du mystérieux, mais néanmoins prestigieux Full Moon Club.
    Antoine Thuillier est né en 1990 et vit actuellement à Lille (France). Auteur et marketeur, il traque, truque, tronque et troque les événements du quotidien pour les transformer en fictions. Il est également l'auteur de trois autres nouvelles parues aux éditions Lamiroy. Maelstrm #45 et Vaudou #97 dans la collection Opuscule. Pour les plus jeunes, Un scarabée à Paris #04 dans la collection Adopuscule.

  • Fils chéri

    Brigitte Moreau

    Au petit matin, un corps est retrouvé le long des étangs des Pêcheries, à Watermael-Boitsfort. Ses papiers indiquent qu'il s'agit de Raphaël Bernier, 36 ans. Les inspecteurs Van den Brandt et Duchamp mènent l'enquête. Cette affaire, qui semblait être un simple vol avec violence ou un règlement de comptes, s'avère bien plus complexe à mesure qu'ils rencontrent les membres de la famille : tout d'abord la mère, venue pour identifier le corps, ensuite le frère, disparu puis retrouvé. Qui est la vraie victime ? Quel est le vrai mobile ?
    Brigitte Moreau est fan de yoga, de tisanes et de belles histoires... qui ne finissent pas toujours bien. Quand elle n'est pas en train de lire, elle écrit. Elle a publié deux Opuscules aux éditions Lamiroy et un recueil de nouvelles aux éditions Academia. Fils chéri est son premier polar.

  • Fusion

    Sophie Flamand

    Que se passe-t-il si une mère, fine et intelligente mais gravement perturbée, dévorée d´amour pour sa fille, ne trouve aucun frein à sa passion dans notre monde tout à la fois individualiste et collectiviste ?


    Ca commence comme du Nicole de Buron, et ça se termine comme du Stephen King !

    Jean Van Hamme confirme : "ce récit d´amour trop maternel commence gentiment. La langue est agile, le verbe coloré et les situations cocasses. On se prend à s´amuser, à rire parfois, à sourire souvent en se demandant jusqu´où cet excès de passion va nous mener. Et quand on le découvre, il est trop tard. Votre sourire s´est figé, un frisson vous parcourt et vous vous dites que c´est impossible". Car oui, ce premier roman de Sophie Flamand, ironisant sur les situations surréalistes auxquelles sont confrontées les mères de famille, moquant les soi-disant «services sociaux», relevant avec humour les contradictions de l´époque, caricaturant avec bonheur les uns et les autres, nous prend doucettement par la main pour nous mener à investiguer les dangereux méandres de la pensée humaine, jusqu´à l´horreur, parfaitement possible!

    Et Jean Van Hamme de conclure : "Eh bien oui, c´est possible puisqu´elle l´a fait. Elle a OSÉ le faire. C´est-à-dire écrire ce que vous n´auriez jamais imaginé lire un jour".

  • Mortels désirs

    Eric Dupuis

    Un réveil difficile pour Jack. Il sait que le coup de téléphone reçu la veille va bouleverser le cours de sa vie. Dès lors, il décide de changer ses habitudes. Lui, ce père de famille, marié, fidèle, rangé, voit, en ce signe du destin, l'occasion de réaliser tous ses fantasmes.
    Il commence par contacter une femme pulpeuse, si incendiaire que leur rendez-vous s'avère sulfureux. Reste à savoir si Jack franchira la ligne dictée par sa conscience...
    Originaire du Nord de la France, Éric Dupuis est aujourd'hui major honoraire et réserviste de la police nationale.
    Son expérience de conseiller technique pour le cinéma et les séries télévisées lui donne l'envie de se lancer dans l'écriture.
    Après la trilogie Les uniformes bleus, suivie d'un triptyque dans la collection Polars en Nord, il publie en 2019, son 7ème roman, Des larmes d'or et de sang, chez Cairn Éditions.
    En décembre 2020 sortira son 8ème Polar, Apaches, aux Presses du Midi.

  • Arno

    Thierry Coljon

    Quand il fit son entrée en Belgique par La Panne, Léopold Ier ignorait sans doute qu'il inaugurait la trajectoire Ostende-Bruxelles, ligne qui sera pour sa nouvelle partie fertile en nombreux rois des lettres et des arts belges. Un des plus baroques, un des plus "vrais" de ces souverains est à la fois une figure familière des Bruxellois et une icône nationale. L'homme qu'on croise régulièrement dans la rue et la star rock partagent un point commun : on les reconnaît sans les connaître. Grâce à l'article de Thierry Coljon, relu et augmenté par le chanteur en personne, Arno acquiert encore une nouvelle dimension à nos yeux, toujours plus joyeux au contact de cette oeuvre qui nous travaille les tripes. Comme à Ostende ou comme à Spa où je le vis sur scène, je me dis toujours : "Ça me parle. Oui, c'est du belge !"

  • La niche

    Virginie Doucet

    Pia aime chanter. Pia aime les petits bonheurs de la vie. Elle aimerait aussi parfois être une James Bond girl mais ça, c'est une autre histoire. Enfin, ce qu'elle aime tout particulièrement, c'est la serre à outils abandonnée au fond du jardin de sa grand-mère. Colonisée par ses aventures enfantines, elle se révélera être la bâtisse centrale de son existence : de la cabane pleine de trésors pour rêver durant ses vacances, elle se transformera en un refuge hanté par la Callas pour abriter ses vocalises adultes et peut-être finira-t-elle par devenir la niche d'un nouvel amour...

    1979 : Virginie Doucet voit le jour à Etterbeek (Bruxelles). Quarante ans plus tard, elle y enseigne une langue (presque) morte à des élèves bien vivants. Elle est la co-autrice d'un manuel : Je réussis mon CE1D de français.

  • Stephen King

    Gorian Delpâture

    Gorian Delpâture, journaliste et chroniqueur littéraire à la RTBF, a accepté l'épreuve difficile d'être le premier auteur de « L'article ». Il pose d'ailleurs une question encore plus ardue : « Stephen King est-il le plus grand écrivain du monde ? » et nous offre la possibilité d'y répondre en nous présentant le cheminement créateur du célèbre auteur américain. Stephen King nous apparaît alors depuis sa jeunesse où se croisent les inspirations populaires et classiques qui feront de lui l'écrivain complet d'aujourd'hui. Gorian Delpâture insiste sur le rôle déterminant des femmes - réelles qui l'encouragent, fictives qu'il invente - et du cinéma, constituant les deux principales clefs de son succès.

  • Victor Hugo

    Marc Meganck

    La Belgique est une terre d'exil, où vit le peuple d'Oubli. L'article de Marc Meganck ne nous remémore pas les instants passés de Victor Hugo à Bruxelles, il nous les conte et nous les entendons pour la première fois. Ces noms de rues familières du centre, animées autrefois d'êtres médiévaux et de sentiments révolutionnaires, la vindicte populaire belge, les banquets aristocratiques de l'impasse du Parc, et l'architecture éblouissante de Sainte-Gudule, de la Grand-Place ou des Galeries que nous ne pourrons jamais apprécier avec les yeux enchantés du premier touriste, toutes ces choses nous entourent et sont une partie de nous. Il est grand temps d'enlever le voile centenaire d'incuriosité dont nous avons recouvert notre tête et notre pays.

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