• " Qui êtes-vous ? Pourquoi couchez-vous sur le papier des choses qui vont peser sur le cur des autres ? De quel droit ? et qui vous a légué ce droit ? Je ne parlerai pas de votre façon d'être. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les gens vous doivent du respect. Quelles sont donc vos qualités ? Êtes-vous noble ? élevé ? Non ! Sérieux et respectueux ? Pas plus... Je ne reconnais chez vous qu'une convoitise illusoire et une capacité à l'éveiller, à éveiller cette monstrueuse et trompeuse convoitise en chacun. " Telles sont les paroles qu'adresse Lai, un de ces nouveaux nantis qui deviennent légion à Hanoi, à Thiêp l'écrivain. Jamais ce dernier n'a été aussi loin dans la critique sociale et politique à travers ses nouvelles, comme toujours consacrées au petit peuple vietnamien. Derrière le récit et la métaphore, c'est l'avenir même du Viêtnam qu'il met en jeu. Merci, Nguyên Huy Thiêp, de nous rappeler à quoi sert la littérature... Marion Hennebert.

  • Dans ce nouveau recueil, Nguyên Huy Thiêp nous offre un kaléidoscope de son immense talent ! Recourant à la métaphore historique comme à l'observation la plus aiguë de la société vietnamienne d'aujourd'hui, il décortique sans complaisance les mécanismes humains dans des textes presque atemporels : la pauvre petite Sinh, orpheline, sera enlevée par un merveilleux prince charmant ; le chef d'un village contaminé par les sauterelles retrouvera la buccine dont les accords foudroient les cruels insectes ; une célèbre poétesse du XVIIIe siècle consommera trois amants entre rire et larmes... Ce faisant, il fait oeuvre politique, même s'il s'en défend derrière un sourire malicieux.

  • "Bac Ky Sinh chantait avec simplicité, comme on parle. Je n'ai jamais entendu quelqu'un chanter de cette façon : sans artifice et sans effort, d'une voix indiciblement douce quand il s'agissait de souligner le sens d'un mot ou de faire vibrer une note ; une voix qui raconte sans trémolos et sans apitoiement les meurtrissures du coeur, les incertitudes de l'âme, où s'exhalent tour à tour la plainte de la solitude et l'impatience du désir ; une voix pleine, sans cesse sur le point de se briser telle une eau dans un récipient trop étroit, une voix d'où les mots tombent comme du miel."
    Comment mieux définir le style unique de Nguyên Huy Thiêp, qui nous raconte la force et la beauté des petites gens, ceux qui se débattent sans fléchir dans un monde luxuriant, certes, mais souvent si hostile...

    Nguyên Huy Thiêp vit à Hanoï, où il est né en 1950. L'intégralité de son oeuvre est publiée à l'Aube.

  • Un fils accro à la drogue et prêt à toutes les bêtises pour s'en procurer. Un père écrivain, dans le collimateur de la censure de son pays, le Viêt Nam. Une seule solution : le père emmène le fils sur une île loin des sirènes de la ville, pour (re)découvrir les valeurs essentielles de l'existence.

  • VONG BUOM (hay la Su tich chang nghe si) / TRUYEN THUYET TIM VUA (hay la Su tich chua Chom) - Kich ban cheo.
    Hai tac pham moi nhat cua Nguyen Huy Thiep.

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