FeniXX réédition numérique (Fleurus)

  • 10 ans... Aussi loin que remonte notre mémoire, que savons-nous de nos 10 ans ? Très peu de choses. Et quand bien même nous nous rappellerions le garçon ou la fille que nous étions alors, cette image de nous-mêmes nous aiderait-elle à comprendre, aujourd'hui, nos enfants ? De même, parce que l'enfant de 10 ans a des difficultés à s'exprimer sur ce qu'il éprouve face aux adultes, nous pensons - à grand renfort de psychologie - mieux le connaître qu'il ne le sait lui-même. Ainsi avons-nous notre petite idée, sur la manière dont il vit ses relations avec sa famille : père, mère, frère ou soeur. Et si l'image était trompeuse ? Et si l'idée était fausse ? Mieux vaut donc écouter nos enfants de 10 ans parler eux-mêmes. Ce livre, au travers de 3 enquêtes menées de front par des voies différentes, sur un thème unique : l'enfant et sa famille, nous permettra de les entendre ; au terme de ces pages, vous saurez qui ils sont, ce qu'ils attendent de nous, et comment ils nous voient.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce moine au beau visage, si noble sous le froc blanc et le grand manteau noir des fils de Saint Dominique, quel est son secret ? Pourquoi l'avocat Henri Lacordaire est-il devenu le créateur, et le plus célèbre orateur des "Conférences de Notre-Dame" ? Pourquoi a-t-il voulu restaurer, en France, un ordre que certains tenaient pour un simple souvenir du Moyen Âge, et qui s'est révélé un des éléments les plus actifs du catholicisme français ? Pourquoi ? Ici, Marc Escholier répond.

  • Les grands maîtres de la vie spirituelle, les grands fondateurs d'ordres, ont - dans l'Église - un rôle qui dépasse considérablement les frontières de leur famille religieuse. La grandeur et les perfections de Dieu sont telles, qu'aucune spiritualité particulière ne peut en rendre compte adéquatement. La richesse du message évangélique est telle que, sans les « accentuations », mises par tel « prophète » de l'Évangile sur l'un ou l'autre des aspects de ce message, nul ne peut être disciple de Jésus-Christ sans tenir compte de ces éclairages divers. Nul ne peut dire en vérité : la spiritualité de mon fondateur me suffit. Le propos de cette collection, est de faire connaître - à toute Religieuse - ce qui lui est nécessairement utile, même dans les domaines qui ne sont pas de son ministère spécifique. Nous avons pensé que cette règle était tout autant valable dans le domaine des spiritualités. Ce volume inaugure donc une nouvelle série. Il montrera aux Religieuses - de toute obédience - ce qu'elles peuvent recueillir du message du « plus humain de tous les Saints ».

  • Quand la morale se trouve contestée, confondue avec les interdits sociaux, réduite aux tabous, la nouvelle édition du présent ouvrage, édition revue, mise à jour et complétée, vient bien à son heure. Au terme de longues années d'expérimentation et d'enseignement universitaire, Henri Bissonnier, déjà connu pour ses ouvrages tels que : « Pédagogie de Résurrection » et « L'expression, valeur chrétienne », s'est attaqué à l'un des phénomènes les plus préoccupants de notre temps : la remise en question de la conscience morale en regard des découvertes de la psychologie normale et pathologique, aboutissant parfois à la démission des éducateurs devant leurs responsabilités dans ce domaine. Il suggère une sorte d'échelle de développement de cette conscience, à travers un certain nombre d'étapes pré-morales, pour accéder à la morale proprement dite qu'il s'efforce de dégager, dans son originalité, de ce qui en a préparé l'éclosion. Parallèlement, une pédagogie progressive de la conscience morale est proposée à tous ceux qui assument, dans le monde d'aujourd'hui, la charge directe ou indirecte d'enfants et de jeunes tant normaux que victimes de perturbations diverses. Ces états pathologiques sont eux-mêmes référés à des stades du développement de tout être humain, et permettent finalement à chacun de faire réflexion sur soi-même.

  • Depuis le Concile, la vie religieuse est en plein travail d'aggiornamento : chapitres, congrès, sessions, tout y concourt. Mais « une rénovation efficace et une juste adaptation, ne peuvent s'obtenir qu'avec le concours de TOUS les membres de l'Institut » (Décret Perfectae caritatis). Or, il y a toujours un risque de décalage entre les « Capitulantes » et le... gros de la troupe. Il faut que la base, c'est-à-dire les communautés locales, accomplisse - à sa façon et à son rythme - tout un cheminement laborieux. En définitive, tout dépend des communautés (et, pour une bonne part, de leurs « responsables » locales). Tout dépend même de leur dynamisme, c'est-à-dire de leur capacité d'aller de l'avant. L'auteur, déjà connu par son livre : "Écouter les hommes pour répondre à Dieu", veut donc aider chaque communauté à faire sa Pâque. Son nouveau message est le fruit d'une longue écoute, observation et fréquentation de nombreuses communautés pendant des années. Il ne serait pas inutile que toutes les communautés religieuses en prennent connaissance : elles seront séduites par la bonhomie du style, et sainement aiguillonnées par les exigences que ces pages manifestent. Prêtres et Laïcs, notamment ceux qui ont à collaborer avec des Religieuses, en tireront aussi grand profit.

  • Dans le présent ouvrage, Françoise Brunnschweiler, rassemble et présente les réflexions, les pensées, les cris, qui jalonnèrent la marche vers Dieu de l'âme ardente et tourmentée de sa mère. Un courage exceptionnel, une lucidité de tous les instants, ont permis à cette âme hors série de parcourir son chemin... conformément à l'une de ses maximes : « Le malheur, étoffe à faire de la vie ».

  • « Ce jour-là, dans la classe des 19 élèves, c'est l'anniversaire de Cécile, une interne. Les jeunes filles ont décidé de se réunir dans la classe, après le cours, pour un goûter en l'honneur de Cécile. Elles ont apporté des disques de danse. Le matin, deux d'entre elles sont allées trouver la directrice pour emprunter le tourne-disque des internes en vue de l'après-midi. La directrice était absente. Or, tout en prêtant facilement ce tourne-disque à tout le monde, elle aime savoir qui en a la responsabilité. Voyant cela, une surveillante leur a prêté le tourne-disque, demandant à ces deux élèves de ne s'en servir qu'au moment du goûter. Le goûter arrive. On mange, on rit. On met le premier disque... Stupeur. Le tourne-disque ne marche plus. Que faites-vous dans ces cas-là, dans ce groupe dont vous êtes l'animateur ? ». Journellement, des questions de cette nature se posent aux enseignants, car ils ne sont plus seulement professeurs, mais tendent à assumer des fonctions d'animation. Ce livre, qui se veut à ce niveau du langage, où la pratique quotidienne est si bien analysée qu'elle en devient théorie, leur rendra les plus grands services, ainsi qu'à tous ceux qui s'occupent de groupes de jeunes.

  • Qu'est-ce que l'évangélisation selon Vatican II ? Dans l'Église et le monde de ce temps, quelles sont les exigences d'une pleine insertion dans l'évangélisation ? Telles sont les questions, qui constituent la matière de ce volume. Il serait difficile d'en contester l'actualité et l'importance. Certes, ces pages s'adressent d'abord aux Religieuses car, dans l'action apostolique de l'Église, elles prennent une place de plus en plus reconnue, appréciée, recherchée. Mais elles intéresseront aussi tous ceux qui, à quelque titre que ce soit, ont à participer activement à la « pastorale d'aujourd'hui », et veulent assimiler les acquisitions dont le Concile vient d'être à la fois l'aboutissement, la consécration, et le prolongement. La manière d'aborder et de traiter des questions si complexes, nous a paru digne d'éloges. Nous ne connaissons guère d'ouvrages, où les composantes et les exigences de l'action évangélisatrice aient été analysées avec une telle précision, et une telle profondeur.

  • En novembre 1955, un petit bulletin Retraites, destiné à aider les Religieuses dans leur recollection mensuelle, prenait naissance à Toulouse. Vers cette même date, la ville de Toulouse se préparait pour une Mission générale, à laquelle les Religieuses devaient être étroitement associées : dans un feuillet joint au bulletin, l'archevêque - à la demande des Religieuses et à leur intention - commentait le thème mensuel de prière et de réflexion proposé au diocèse. Ce petit feuillet survécut à la Mission... et dépassa largement les limites du diocèse de Toulouse. On a souhaité voir ces pages rassemblées. Les voici donc, gardant leur libre allure, et la trace des événements ou des circonstances qui en fournirent le thème. Ce sont bien des méditations « pour une action véritable » qui, en mots toujours très simples, font réfléchir l'âme consacrée sur le sens divin de son action quotidienne, afin de lui permettre d'être « signe de Dieu dans le monde ».

  • Il y a trois ans, Mgr Garrone, alors archevêque de Toulouse, confiait à cette collection - groupées sous le titre général : La religieuse, signe de Dieu dans le monde - toute une série de réflexions, primitivement destinées aux Religieuses de son diocèse. Ce petit volume obtint un très grand succès. Aussi, l'éditeur, se fondant sur les instances des Religieuses de France et de l'étranger, demanda-t-il à l'éminent auteur de bien vouloir continuer, en livrant à un plus vaste public ces précieux « petits mots », par lesquels il aidait ses Religieuses à faire leur récollection mensuelle. Entre-temps, Mgr Garrone était appelé par le Saint-Père à une haute fonction dans la Curie romaine. Ces nouvelles « méditations pour une action véritable » se trouvent ainsi présentées d'elles-mêmes, sans qu'il soit nécessaire de les commenter ici. Elles sont « dans le sillage des précédentes », nous dit l'auteur. Et aussi dans le sillage du Concile, comme le suggèrent à la fois leur titre et la place qu'a prise Mgr Garrone à Vatican II, notamment comme rapporteur de la Constitution pastorale sur l'Église dans le monde d'aujourd'hui. Dieu, le monde : double présence, double - et unique - fidélité.

  • Prédicateur de retraites, animateur de sessions, aumônier d'Action catholique, le P. Ranquet reprend et précise en ces pages ses interventions dans divers congrès de Religieuses tenus ces dernières années, au plan national ou régional. Séparée par sa consécration religieuse, la « Soeur », qu'elle soit enseignante, hospitalière, éducatrice paroissiale ou même contemplative, n'en reste pas moins aux prises avec la réalité terrestre de chaque jour. Un certain porte-à-faux en résulte, qui nuit souvent et à l'épanouissement personnel et à l'accomplissement, lucide et généreux, des tâches d'Église. Ce petit livre veut contribuer à dissiper ce malaise. Doctrinal, il analyse brièvement - mais clairement - les rapports, souvent si flous à nos yeux, de la grâce et de la nature (1re partie). Concret, il débouche très vite sur des exigences (2e partie) et envisage, à titre d'exemple, une application privilégiée : la fonction professionnelle (3e partie). En lisant ces pages, la Religieuse comprendra mieux que « tout est grâce », même les réalités naturelles !

  • Dans la civilisation de productivité qui s'élabore sous nos yeux, à un rythme de plus en plus accéléré, les personnes âgées ont-elles la place qui leur est due ? Il semblerait - à première vue - que le monde d'aujourd'hui n'est plus le leur, que rien ne les apparente à sa vie, à ses centres d'intérêt, à son orientation foncière. Pour nombre de nos contemporains, le vieillard est l'homme du passé dans un monde tourné vers l'avenir. Cet ouvrage, qui rassemble une série de conférences faites à des Religieuses au service de personnes âgées, a pour but essentiel la redécouverte de la personne du vieillard, de son rôle irremplaçable, et de sa mission providentielle dans le monde et l'Église d'aujourd'hui. Les divers aspects psychosociaux, médicaux, spirituels, et apostoliques du problème de la vieillesse et des vieillards, sont tour à tour abordés par des spécialistes, dont l'expérience se révèle à la fois profonde, nuancée et exaltante. L'ensemble prouvera au lecteur qu'il est lui-même concerné par ce problème ; il lui montrera à l'évidence que, selon le mot du chanoine Lochet : « Il faudra peut-être au vieillard le prêtre et la Religieuse, le militant et le petit enfant, toute l'Église autour de lui, pour lui faire découvrir qu'on a besoin de lui - et non pas autrement qu'il n'est - dans cette vieillesse même où il apporte - pour tous - le don de tout ce qu'il est ».

  • L'idée de ce livre est née de la rencontre entre une préoccupation - qui mérite d'être aujourd'hui celle de tous, celle de la prière - et la lecture, dans les Homélies de Saint Jean Chrysostome sur Saint Matthieu, du texte admirable qu'on va lire aussitôt : c'est le Christ qui parle à l'homme. (...) Apprendre ou réapprendre la prière, n'est-ce pas, aujourd'hui, l'un des plus graves problèmes qui se posent à nous ? Il me semble que bien des questions théologiques se seraient présentées - et se présenteraient autrement -, que bien des catastrophes intellectuelles ou morales n'auraient jamais été, si la pensée de Dieu demeurait toujours en nous, dans un contexte de prière.

  • « Je crois que les sacrements sont, aujourd'hui, la part la plus dévaluée dans l'Église. » Ainsi s'exprimait, à la veille du Concile, l'abbé du Plessis de Grénédan. Étrange paradoxe en effet : bien des gens qui « demandent les sacrements » le font sans foi suffisante, alors que ceux qui ont la foi demandent de moins en moins les sacrements. Or, les sacrements, c'est le Christ réellement présent et agissant dans l'Église, qui est elle-même « le sacrement universel » (Vatican II). Le chanoine Maraval, à qui nous devons déjà d'excellentes réflexions sur l'évangélisation et sur la révision de vie, et qui possède l'art de présenter très clairement des questions doctrinales fort complexes aux auditoires de Religieuses, a étudié cette situation paradoxale. Il se demande « comment mettre en oeuvre une pastorale des sacrements qui soit vraie, dans les conditions historiques que nous vivons, qui ne sont plus celles de la chrétienté, mais où l'on en retrouve des séquelles ; qui sont celles des « pays de mission », mais sans que nous en ayons bien vu les exigences. Sa réflexion le conduit à définir l'attitude requise des pasteurs, et de tous ceux qui collaborent avec eux à une pastorale concertée : être centrés sur l'éducation de la foi, créer des communautés accueillantes et « envoyantes », cheminer sous le signe du dialogue. Et, finalement, c'est tout un équipement apostolique « ad hoc » qui est requis. Cet ouvrage vient à son heure si l'on veut « remonter le courant », c'est-à-dire revaloriser les sacrements, foyer de la sainteté de l'Église. Puisse-t-il dépasser le cercle des Religieuses : il sera tout aussi utile au clergé et à tous les baptisés.

  • Ce livre est né d'une lecture minutieuse des écrits de Sainte Thérèse, tels qu'ils ont été récemment établis par les Éditions du Carmel. En fréquentant ces textes, l'auteur a acquis la conviction que Thérèse de Lisieux s'adresse à tous, et qu'elle sait, à sa manière, dire l'essentiel sur les points les plus hauts de la vie spirituelle : appel de Dieu et réponse de l'homme, loi et amour, souffrance et rédemption, réalité de la lutte et présence du Royaume... Aussi donne-t-il la première place aux propos, déclarations, analyses, réactions et sentiments de la sainte, se contentant de les ponctuer et, en quelque sorte, de les organiser autour de thèmes majeurs. À travers les textes retenus, s'esquisse un portrait et transparaît un message jeune, ouvert à tous.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En tenant, pendant plus de dix ans, la rubrique « Réceptions » de la Maison française, Marie Laurentin (qui a elle-même beaucoup reçu) a fait bénéficier de son expérience un large public de femmes de tous milieux, de la timide débutante à l'hôtesse chevronnée. Elle dit ici comment faire face à ses obligations sociales, comment donner des dîners, avec ou sans aide, recevoir la famille, les étrangers, les amis de vos enfants... comment égayer la banalité quotidienne, éviter les impairs, accueillir et fêter ceux que l'on aime, et bien recevoir tous ceux que l'on doit recevoir. Elle le fait avec humour, mais aussi avec une simplicité très humaine. Elle balaye les conventions guindées, les snobismes qui défigurent, incitant chacun à chercher - d'abord - la vérité dans ses rapports avec les autres. Sa maxime principale est qu'il faut rester soi-même, mais est-ce tellement facile ? Ni livre de cuisine ni manuel de civilité, ce livre contient ce que toute femme devrait savoir aujourd'hui, pour réussir et être sûre d'elle-même.

  • Sous ce titre de « L'enfant fou », Bruno Castets parle de ceux que l'on dit « autistiques » ou « psychotiques », de ceux pour qui l'on discute de « troubles de l'organisation de la personnalité » ; à ce propos, il reconsidère la distinction, devenue classique depuis Esquirol, entre « dément » et « arriéré ».

  • Psychologue et graphologue, Émile Caille s'est consacré, depuis plusieurs années, à l'étude du caractère des enfants et, plus particulièrement, à la recherche d'une méthode simple d'utilisation de l'écriture dans le diagnostic du caractère. Ce sont ces recherches qui ont abouti à la rédaction du présent ouvrage, qui s'adresse aux éducateurs, aux parents, aux enseignants, aux psychologues et assistantes sociales, bref à tous ceux qui ont à s'occuper d'enfants. L'ouvrage ouvre d'abord la voie à une étude transversale, en attirant l'attention des éducateurs sur les particularités de l'acquisition de l'écriture. Il présente ensuite la méthode d'une étude transversale, en décrivant une méthode simple, bien que très scientifique, d'analyse psychologique d'un enfant, à un moment donné, à travers son écriture.

  • Suffit-il encore d'appliquer de bons principes éducatifs pour pouvoir éduquer des enfants ? Du reste qu'est-ce qu'un bon principe éducatif ? Et existe-t-il de bons principes en éducation ? Une chose à tout le moins est certaine. À l'heure actuelle, c'est à propos du travail scolaire que se posent la plupart des problèmes d'éducation. C'est le travail des enfants qui engendre, chez les parents, satisfaction ou angoisse, louange ou admonestation. Il faut donc essayer, en oubliant pour quelques instants les principes, de comprendre ce que l'enfant nous dit à travers la façon dont il aborde le travail scolaire. Il sera alors possible de comprendre les soubassements affectifs des enfants que nous avons devant nous, et de mieux accepter la seule dimension du travail éducatif que nous nous refusons parfois à envisager, à savoir qu'en conduisant nos enfants à la liberté, nous signons en quelque sorte un arrêt de mort à nous-mêmes. L'éducation réussie est celle où l'éducateur, finalement, n'est plus nécessaire. Ainsi donc, en tenant compte des particularités irréductibles de chaque être humain, « parents, voici vos enfants ».

  • La participation à la vie civique et sociale n'est pas réservée à des spécialistes ; elle peut et doit être le fait de toute femme qui prend simplement conscience de son insertion dans l'univers humain. Il appartient aux femmes, non plus de se plaindre de leur condition, mais de saisir les nombreuses possibilités qui s'offrent à elles de participer à la création sociale. Ce livre veut les aider à voir, à se situer, à s'associer à l'effort commun, pour construire une cité plus juste et plus fraternelle.

  • Si l'éducation est en crise, l'animation, par contre, rencontre des succès de plus en plus nombreux. Le concept même d'animation semble gagner le monde scolaire, puisque le « Rapport des Sages » demandait à l'enseignant d'acquérir des qualités et des réflexes d'animateur, et que les 10 % introduits dans l'enseignement secondaire par M. Fontanet, ministre de l'Éducation ntionale, sont en fait des opérations d'animation. On pourrait faire bref, en disant que le problème central de l'instruction est de bâtir des programmes et des progressions, alors que le problème de l'animation est de fournir des instruments de travail. C'est ce qu'a voulu faire Monsieur Limbos en rédigeant cet ouvrage. Dans leurs rapports avec les jeunes, un tel livre - qui joint la pratique à la théorie - peut aider les enseignants à devenir animateurs.

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