L'Ecarlate

  • Nous les avions aimé parce qu'ils étaient beaux, sales, incultes : les rockers ! Souvenez-vous, c'était au XX° siècle. Ils n'occupaient pas encore la une des médias mais, en revanche, sortaient de putains de disques. D'orgies sonores en slogans nihilistes, nous imaginions l'avenir radieux quand, au début des années 80, tout a commencé à aller de travers. Que reste-t-il aujourd'hui de cette fun, fun music, capable de faire basculer son auditeur dans un univers de stupre et de chaos en moins de trois minutes ?

  • Le présent ouvrage est le fruit d'une année d'entretiens avec des personnalités du cinéma contemporain, toutes "éprises de liberté" dans leur façon d'aborder le Septième Art, soit de manière "libertaire", soit de manière "libertine". En tout, 25 entretiens avec des personnalités comme Jean-Pierre Mocky, Catherine Robbe-Grillet ou Jean-Claude Dreyfus. On découvrira, au fil de ces révélations, quelques-uns des morceaux de bravoure de ces cinéastes qui n'ont pas eu peur de provoquer, au risque parfois de croiser la censure d'une société souvent trop conformiste.

  • Si : 1/Vous vous êtes déjà inscrit(e) sur un site de rencontre en ligne 2/ Internet a largement modifié votre approche de la sexualité, que vous soyez célibataire ou en couple. 3/ Vous avez déjà échangé des sextos ou des photos de vos charmes avec de parfait(e)s inconnu(e)s de la toile. 4/ Internet est à vos yeux un merveilleux supermarché libérateur de vos indicibles fantasmes. Alors, ce livre est votre histoire !

  • En tournant avec Humphrey Bogart Le port de l'angoisse, à l'âge de dix-neuf ans, Lauren Bacall devient aussitôt une star. Son exceptionnelle carrière d'actrice, son mariage avec Bogart, dont elle sera veuve en 1957, feront d'elle une authentique légende. Loin des clichés de la presse people, Lauren Bacall raconte avec humour, franchise et truculence à Herb Stone, journaliste de Vanity Fair, ses succès et ses échecs, dans la vie ou sur l'écran.

  • Cette première biographie restitue une manière unique de vivre l'Art en relation privilégiée avec leurs auteurs, une haute considération du métier de marchand de tableaux et de la pédagogie inhérente à cette fonction. C'est aussi un volet plus personnel présentant une femme d'origine modeste juive qui traverse vivante les deux guerres mondiales en changeant l'Histoire par la seule revendication de son indépendance.

  • Connaître Breton, c'est à la fois l'admirer, l'aimer peut-être, et rendre l'écrivain au domaine auquel il appartient, la littérature. Mais c'est aussi approcher un homme affligé d'une "coupure de l'esprit", d'une perte de contact avec la réalité et d'un conflit insurmontable entre le Moi et le monde. Y aurait-il "deux Breton", le poète issu du romantisme et le "Pape du surréalisme" ? D'où la contradiction dont il était prisonnier, tourmenté comme les grands mystiques par le divorce éternel de la réalité et du rêve.

  • Dans l'atmosphère pesante qui succède aux représailles, le cauchemar de la Commune fait place à la légende. Les braves bourgeois commentent avec ahurissement et incrédulité les événements dont ils ont été les témoins volontaires. Rétablie après cette hémorragie, Marianne a retrouvé de sa jeunesse. Paris n'est pas toute la France. Les Français, qui ont gardé leur bon sens, continuent à alimenter leur bas de laine, à détester les étrangers. Marianne s'arrondit : elle veut accoucher de la guerre mondiale.

  • Rebelles, nous pensions pouvoir vivre un corps autre, créateur, une "chair profonde",surgissante; qu'à partir de cette chair se construirait une société alternative, à l'instar de la beat generation, qu'elle enjamberait le vide du siècle finissant, qu'elle nous sortirait de l' "asphyxiante culture". Nous n'avions pas soupçonné la mondialisation, la férocité du libéralisme à venir. Nous avions des modèles, nous revendiquions un rapport nouveau à l'instant, sans se douter que du même coup nous retrouvions l'Orient. Voici ce roman de la contreculture, retour sur une utopie.

  • A partir de 1840 et tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle, des millions de pionniers américains se lancent à l'assaut des immenses territoires qui s'étendent à l'Ouest du Mississipi. Les chansons de l'époque offrent un éclairage original sur la vie quotidienne, la culture matérielle, l'affectivité et la vision du monde des acteurs et témoins de cette entreprise historique qui constitue le récit fondateur de la nation américaine.

  • Quatre schizophrènes aux frontières de la raison humaine se côtoient, se frôlent, s'évitent entre les couloirs de l'hôpital et leurs froids appartements thérapeutiques. Prisonniers de leurs hallucinations, captifs de leur monde intérieur, ils se montrent aussi capables d'une étonnante fraternité, d'une frappante lucidité, parfois même d'amour. C'est à la lumière de témoignages réels recueillis par la jeune psychologue Margot Morgiève entre 2006 et 2008 que cette pièce de théâtre a été écrite.

  • Le présent ouvrage, nommé en hommage à Brighton, ville culte de l'affrontement des mods et des rockers dans les années soixante, décrit la passion de l'adolescence sur fond de renouveau du rock au milieu des années 2000. Une passion qui vient s'écraser, parfois avec violence, contre une réalité plus prosaïque. La banlieue pavillonnaire, les losers, la masturbation, la tout mêlé de rêves de grandeur et de rédemption... tout un programme !

  • Un bestiaire, Apollinaire l'a fait, et très bien. C'était Le cortège d'Orphée. Ici, pas de cortège, plutôt une joyeuse tribu un peu dépenaillée. Et puis des animaux qui insistent sous tous leurs angles, jusqu'à quatre fois. Certains d'entre eux ont mauvaise réputation : ce sont mes préférés. Je ne sais pourquoi, ils sont venus en nombre réclamer leur grandeur cachée ou chanter leur noble misère. Mais ils ont souvent de l'humour et tous ont leur splendeur d'être.

  • C'est la couleur des rêves
    cela ne ressemble à rien d'autre.
    Une sorte de parenthèse,
    une attente poétique,
    en nous et au-dehors,
    s'échapper de soi
    pour se reconnaître.

  • Il s'agit dans ce livre d'une femme dans laquelle se projette l'auteur. "Elle" a notre âge. Elle écrit de façon licite, mais sans espoir de retour, des lettres à son médecin psychiatre. La matière de cette correspondance ? Le sexe, bien sûr ; l'appel d'une révolution ; l'histoire ancienne et la vie matérielle ; mais principalement la décrépitude. Peut-être auras-tu comme Claire Mercier, cher lecteur, le désir d'un épilogue, c'est-à-dire d'une fin qui te laisserait sain et sauf ?

  • En explorant les relations complexes entre bruit et musique, Louis Chrétiennot revisite l'histoire de la musique occidentale au regard des récentes évolutions : lorsque les moteurs se sont installés dans notre vie quotidienne, ils ont fait voler en éclats la frontière qui jusqu'alors séparait la musique du bruit. L'auteur trace les contours des nouveaux genres musicaux engendrés par cette révolution qu'a été la production de musique par des instruments mécaniques, électroniques ou informatiques.

  • "Jardinier à bord des paquebots blessés dans les creux des mensonges, Ernest Pépin laboure l'âme et l'intelligence de l'île et sème à profusion les mémoires nocturnes. Il loue le feu de l'amour. Il faut entrer dans Le jardin de nuit où le poète nous associe au partage des agapes et à celui de savourer les fruits de l'intuitive émotion. La poésie du quimboiseur guadeloupéen est une invitation à vivre la Nuit épuisée par les regards de la mer des Ténèbres." (extrait de la préface de Danièle Maoudj)

  • C'est en 1945 que Jean Dubuffet amorce un travail de prospection d'oeuvres étrangères à l'art officiel, jusqu'alors insoupçonnées. Il les rassemblera en 1948 sous le noms d'art brut. Claude Lévi-Strauss va apporter également un nouvel éclairage sur ces oeuvres dès 1962 en développant une réflexion sur le bricolage, lui conférant une valeur artistique déterminante dans les oeuvres d'art brut. Cet ouvrage constitue une histoire du bricolage peu analysée jusqu'ici du point de vue de l'histoire de l'art...

  • Un journaliste français fan de blues, peut-être parce qu'il est de Toulouse, part chercher dans les boues du Delta et les rues de l'Alabama la vérité de la musique qu'il aime, non pas les cris de Johnny, mais le cri des Noirs. Au milieu des ruines, il tombe vite sur Rosco Lenoir, bluesman et joueur d'harmonica, sorcier et pitre. Les souvenirs de Lenoir sont comme le Congo remonté par Conrad jusqu'à Kurtz. Reste à ne pas sombrer.

  • Si le but de l'érotisme est de susciter le désir sexuel, alors je n'écris pas de la poésie "érotique". Mes textes n'ont pas cette fonction, même s'ils ont certainement une dimension charnelle. Ils décrivent les relations humaines qui s'expriment à travers la chair, qu'elles soient tendres, sales obsessionnelles, dégradantes ou valorisantes sans forcément exposer un érotisme construit sur le phantasme ou le rêve sexuel.

  • "Ca se passe en Australie et il y a un kangourou qui s'appelle Ulu... En fait, non ça raconte l'histoire du monde tel que le voit Dominique Agostini. Il y a quelqu'un qui s'est fait castrer, pendant que le satellite espion KH12 zoome sur les quais. Dans une grotte en Afghanistan des pigeons voyageurs annoncent la mort de Massoud. Ensuite ça se complique. La petite fille n'aime plus babar. Elle veut le dépecer, en faire des jambons, ce qui est bizarre, car des jambons de Babar ce n'est guère courant, mais elle a ses raisons." Vincent Ravalec.

  • François Baschet nous raconte ses mémoires. Inventeur, avec son frère Bernard, en 1952, des fameuses Sculptures Sonores. 50 ans de recherches plastiques et musicales ! Sculptures Sonores : nom curieux et pluriel. Instruments de musique entièrement acoustiques sculptés dans des matériaux originaux (métal, cristal, verre, carton rigide). Le travail des frères Baschet, qui ont exposé dans les plus grands musées du monde entier, constitue aujourd'hui la base incontournable d'une véritable pédagogie de l'éveil musical...

  • Makra

    Akos Kertesz

    La traduction française de Makra paraît, en dilettante, à l'occasion du cinquantenaire de la révolution hongroise de 1956. En Hongrie, Makra a été l'un des plus grands succès de librairie des années 1970. Akos Kertesz fut le premier écrivain hongrois à oser aborder la révolution de 1956 d'un point de vue impartial. Incapable d'agir contre ouvrage passionnant, populaire, la censure de l'époque a préféré le tolérer. Makra n'a rien perdu de son actualité. Les trois femmes, les trois amours de son héros ouvrier s'inspirant des traditions petites bourgeoises, de la révolte individuelle, et, plus simplement, de la prise de conscience de la réalité des choses que l'on vit.

  • Lorsqu'une psychanalyste compagne d'un peintre observe le couple singulier qu'ils forment depuis plus de cinquante ans, son regard se dédouble puisqu'elle est à la fois celle qui a partagé un quotidien fait du labeur obstiné de la création, de ses doutes, ses fulgurances, et celle qui s'interroge encore sur les ressorts complexes d'un effacement lucide et assumé devant l'homme-artiste. Ecrite avec humour, émotion et gravité, cette étude donne au témoignage de Maria Pierrakos tout son intérêt et son originalité.

  • Au début, c'est plutôt du Shakespeare. Après, c'est carrément du Céline (du côté de chez Bardamu).
    Après Un jour de trop (Fleuve noir/Engrenage), Jean-Louis Derenne signe là un second texte au style mordant rythmé par ces rencontres nocturnes, de bitume.
    " Isidore, c'est mon nom. Isidore, pas méchant mais tellement mal poli. Grande âme, pourtant... envies minuscules. Idées fixes, borné, curieux tout à la fois, chaste et furieusement vicelard.
    Creuset, poubelle, sacré tas de merde et de roses emmêlées.
    Homme pour tout dire. Petit homme égaré...3

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