Zulma

  • L'anarchiste qui s'appelait comme moi Nouv.

    Un jour de désoeuvrement, Pablo Martín Sánchez tape son nom dans un moteur de recherche. Par le plus grand des hasards, il se découvre un homonyme au passé héroïque : un anarchiste, condamné à mort en 1924. Férocement intrigué, il se pique au jeu de l'investigation et cherche à savoir qui était... Pablo Martín Sánchez le révolutionnaire. Happé, l'auteur se fond dans cette destinée tourbillonnante et picaresque, alternant le récit d'une épopée révolutionnaire dans le Paris des années 1920 où les faubourgs de Belleville abritent d'ardents imprimeurs typographes, et celui d'une jeunesse aventureuse en Espagne jusqu'à les faire converger en un dénouement... tragique. Épique, virevoltant, espiègle et foisonnant, L'anarchiste qui s'appelait comme moi dresse le portrait à la fois réaliste et rêvé des utopies montantes du tournant du XXe siècle, dans l'esprit des grands romans populaires où l'amitié, la trahison, l'amour et la peur sont les rouages invisibles qui font tourner le monde.

  • L'hôtel du cygne Nouv.

    L'hôtel du cygne

    Zhang Yueran

    • Zulma
    • 2 Septembre 2021

    Venue du lointain Sichuan, Yu Ling travaille à Pékin depuis dix ans et rêve de changer de vie. Au détour d'un pique-nique, avec son acolyte M. Courge, ils fomentent le kidnapping de Dada, charmant petit garçon de l'élite chinoise dont elle est la nounou. Mais une fois avalées les pattes de crabe du Kamtchatka et les brochettes d'ailes de poulet, le plan tombe à l'eau, adieu la rançon : le grand-père de Dada vient d'être inculpé pour corruption, le père est arrêté, la mère a disparu. Yu Ling se retrouve seule avec l'enfant. Dans la grande villa aseptisée, Dada dresse une tente pour y accueillir tous ceux qui comme lui n'ont pas d'amis : l'Hôtel du Cygne. Dans le huis clos de cette drôle de famille recomposée, Zhang Yueran dresse le portrait tout en nuances des femmes invisibles et magnifiques de la Chine d'aujourd'hui.

  • Ce que Frida m'a donné Nouv.

    Dans la chaleur de l'été 2019, Rosa Maria Unda Souki devrait être plongée dans les préparatifs de son exposition à venir. Recluse au Couvent des Récollets, entre vertiges du doute et farouche détermination, elle tarde à rédiger le texte destiné au catalogue, à penser l'agencement des tableaux - toujours en cours d'acheminement depuis le Brésil. Dans l'attente, elle retrace ce qui l'a menée là. Comment elle a consacré cinq ans à la figure emblématique de Frida Kahlo en peignant sa célèbre Maison bleue, constituant une oeuvre picturale d'une richesse saisissante. En quête d'elle-même, Rosa Maria renoue avec une Frida intime, comme si les clés pour se retrouver elle-même étaient aussi celles qui permettent de comprendre Frida. Rosa Maria investit les espaces, présents et passés : l'atelier où elle réside à Paris, le lieu de cette exposition en cours, mais aussi la maison de sa propre enfance à Guama, au Venezuela. Elle cherche à rendre l'écho des voix, celle de son père disparu, celle du pays dont elle s'est exilée, celle de Frida. Dans un dialogue permanent, superbement illustré de dessins au graphite et des tableaux originaux de l'auteure, Ce que Frida m'a donné nous invite à un troublant voyage, à la fois très personnel et universel, au coeur même du processus créatif, de la construction de la mémoire et de la réconciliation avec soi-même.

  • Un jour avant Pâques

    Zoyâ Pirzâd

    • Zulma
    • 3 Juin 2021

    Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre avec son amie Tahereh les prodiges minuscules de l'univers - la visite d'une coccinelle, les jeux et les joies de l'enfance. Lui est arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Dans cette petite communauté se côtoient les coutumes, les religions, les histoires d'amour et d'amitié, les crispations anciennes et les aspirations à la liberté. Pâques, c'est la fête des oeufs peints, des pensées blanches, des pâtisseries à la fleur d'oranger. Entre passé et présent, Téhéran et le village natal, la vie quotidienne se dessine avec virtuosité, un art précieux du détail et beaucoup de finesse. Arménienne d'Iran, Zoyâ Pirzâd décrit un monde au cosmopolitisme encore vivace, riche des subtilités et contrastes d'une civilisation millénaire.
    « Une incroyable grâce poétique. » L'Obs

  • Le clou

    Zhang Yueran

    • Zulma
    • 3 Juin 2021

    La trentaine un peu cabossée, Li Jiaqi et Cheng Gong se retrouvent après des années sans nouvelles. Elle rentre de Pékin où elle était rédactrice de mode ; lui habite encore avec sa tante sur le campus de la Faculté de médecine. C'est là que tout a commencé. Parce que leurs grands-pères - l'un éminent chirurgien, l'autre directeur adjoint de l'hôpital universitaire - s'y sont côtoyés aux heures les plus sombres de la Révolution culturelle... En une fresque incroyablement vivante, peuplée de souvenirs d'enfance, de conflits familiaux et de révélations, ils se racontent leurs vies parallèles et avancent une à une les pièces manquantes du drame. Zhang Yueran explore comme en apnée la vie de ces générations heurtées dans un roman ultrasensible et très contemporain. Née en 1982, elle est l'une des voix les plus prometteuses et singulières de la littérature chinoise aujourd'hui. « Magistral. Ce livre est une déflagration. » Le Nouveau Magazine littéraire

  • Mai en automne

    Chantal Creusot

    • Zulma
    • 3 Juin 2021

    Au gré des folies de l'adolescence, du jeu sans fin des fiançailles et des adultères, des petits et grands désastres du mariage bourgeois, s'entrelacent les destins heureux ou tragiques des femmes qui habitent ce roman gigogne, construit par bonds et retours fulgurants comme pour tout saisir de l'appel désespéré du désir, tandis que le bonheur se dérobe comme un rêve d'enfance. Tout commence avec l'innocente Marie Granville, servante d'une riche ferme du Cotentin pendant et après la Seconde Guerre mondiale. L'admirable portrait de cette ingénue ouvre le bal d'une grande fresque captivante et sensible. Mai en automne, l'unique roman de Chantal Creusot (1947-2009), est une inoubliable saga romanesque. « Un roman magnifique. » Sylvie Testud, Le Monde des Livres

  • El Edén

    Eduardo Antonio Parra

    • Zulma
    • 13 Mai 2021

    Au nord du Mexique, sur la frontière, la ville d'El Edén vit au rythme des guérillas entre narcotrafiquants. Racket, embuscades, exécutions et mises en scène macabres. Un soir, tout dégénère. Dans le dédale des rues incendiées et des barrages de pick-up, Darío se lance à la recherche de son petit frère de l'autre côté de la ville... Huit ans plus tard, dans la pénombre d'un bar de Monterrey aux relents chargés d'alcool et de désirs perdus, Darío croise son ancien prof de lettres, exilé comme lui. D'une traite, ils se remémorent la nuit où tout a basculé - la violence aveugle, les rêves brisés, et surtout Norma, la fille dont Darío a toujours été fou amoureux. Avec ce roman noir d'un réalisme foudroyant, Parra dresse le portrait d'un Mexique terrifiant de noirceur. Implacable et brillant.

  • Au nord du monde

    Marcel Théroux

    • Zulma
    • 1 Avril 2021

    Roman d'aventures ou dystopie, voici LE western du Grand Nord. Un roman déjà culte.
    Steppes et taïga en lieu et place des plaines du Far West. Une ville fantôme balayée par les vents, dernier vestige de la vie de ces pionniers de Sibérie avant qu'un cataclysme emporte tout. Ou presque.
    Le temps s'est arrêté pour Makepeace. En cavalier solitaire, sans âme qui vive sur qui veiller, elle débarrasse les armes et sauve les livres des décombres. Jusqu'à ce que Ping émerge de la taïga, trahissant une peur sans nom dans une langue inconnue, et qu'un avion les survole, en direction du nord. L'espoir chevillé au corps, Makepeace prend la route. Car on n'est jamais vraiment sûr d'être le dernier.

  • Soixante-neuf tiroirs

    Goran Petrovic

    • Zulma
    • 4 Mars 2021

    Certains livres traversent les décennies de façon surprenante. C'est l'un d'eux, à la reliure de maroquin rouge, qui tombe entre les mains d'Adam. À première vue, ni intrigue, ni personnages. Adam s'étonne, mais emporté par la magie de son univers, il ne réussit bientôt plus à s'en détacher. Car voilà qu'apparaissent, au détour des paragraphes, une jeune fille au chapeau cloche, une vieille dame excentrique en tenue de voyage, une cuisinière hors pair et un jardinier trop curieux... Autant de rencontres insolites qui prennent pour Adam la forme de rendez-vous en lui révélant d'étranges similitudes avec la réalité. Le roman culte de tous les amoureux de la lecture, une ode magistrale au pouvoir de la littérature.

  • « C'était la seule à Nyala et sans doute même dans tout le Soudan à s'appeler Abderahman. » Avec son prénom d'homme et sa cicatrice à la joue, terrible signe de beauté, Abderahman est la fille de fortune de tante Kharifiyya, sans enfant et le coeur grand, qui l'a recueillie en lui demandant de ne plus jamais parler de la guerre. De la guerre, pourtant, Abderahman sait tout, absolument tout. C'est un jour de marché qu'elle rencontre Shikiri, enrôlé de force dans l'armée avec son ami Ibrahim. Ni une, ni deux, Abderahman en fait joyeusement son mari. Et lui demande de l'aider à se venger des terribles milices janjawids en en tuant au moins dix. Formidable épopée d'une amazone de circonstance dans un monde en plein chaos, le Messie du Darfour est une histoire d'aventure et de guerre, une histoire d'amitié et de vengeance qui donne la part belle à l'humour et à la magie du roman.

  • Argent brûlé

    Ricardo Piglia

    • Zulma
    • 4 Février 2021

    Buenos Aires, mercredi 27 septembre 1965, 15 h 11. Une voiture lancée à toute allure bloque un convoi de fonds. Beretta au poing, Bébé Brignone et le Gaucho Dorda mitraillent le fourgon, s'emparent du magot et laissent trois flics à terre. La cavale commence, de planque en planque... jusque dans la souricière tendue à Montevideo par l'inspecteur Silva. Assiégée mais décidée à résister jusqu'au bout, l'improbable bande de forcenés défie en une nuit tous les jeux de pouvoir - et ses propres démons. Argent brûlé élève le « casse du siècle » argentin au rang de mythe. Un roman halluciné, sur fond d'agitation péroniste et de corruption, aussi étourdissant qu'inoubliable.

  • La part des chiens

    Marcus Malte

    • Zulma
    • 4 Février 2021

    Zodiak a remué ciel et terre. 927 jours que Sonia a disparu. 927 jours qu'il la recherche. Zodiak, oracle mutique d'un cirque ambulant, a les constellations tatouées sur le corps, et un trou à la place du coeur depuis que sa funambule est partie. Le voilà débarqué dans une ville-cauchemar flanqué de Roman, son butor, à écumer les bars et les bouges désaffectés. À côtoyer les marginaux des bas-fonds, tandis que les chiens de garde veillent depuis les hauteurs sur les jeux macabres des nantis salement retranchés dans leurs villas... Road-trip aux portes de l'enfer, La Part des chiens est un roman noir à couper le souffle. Une traversée des ténèbres en quête d'absolu. « Marcus Malte a l'art de vous faire passer, l'espace d'un mot, de la fange au plus haut du ciel. » Télérama

  • « Que les romans de Margaret Atwood redeviennent des fictions ! » La crise inédite inaugurée par le XXIe siècle - migratoire, écologique, politique, financière - a largement effrité le socle de nos libertés individuelles et des idéaux démocratiques. Il faut agir, mais quelles sont les options face à une société de contrôle qui étouffe toute forme de solidarité au profit de l'ordre et des intérêts financiers ? Que faire, lorsque les mobilisations traditionnelles, y compris les manifestations de masse, restent sans effet ? En s'inspirant de l'exemple de l'île de Vis, en Croatie, bastion des Partisans pendant la Seconde Guerre mondiale - ou comment, même aux heures les plus sombres de l'Histoire, une poignée de résistants peut faire basculer le destin d'un pays -, Sre´cko Horvat nous offre un véritable manuel de résistance et d'action populaire. Et si un autre monde était possible ? Il est urgent de nous libérer de nos chaînes : La poésie du futur nous ouvre la voie. « Une vision percutante et facile d'accès, une urgente nécessité. » Noam Chomsky « Des histoires énigmatiques, un cadre temporel qui ne suit pas les standards, des combinaisons d'événements inattendues, ce n'est qu'une partie des surprises et chamboulements qu'offre Sre´cko Horvat dans ce livre radicalement original. » Saskia Sassen

  • La sirène d'Isé

    Hubert Haddad

    • Zulma
    • 14 Janvier 2021

    À la pointe sud de la baie d'Umwelt, loin du monde et hors du temps, le domaine des Descenderies a accueilli des générations de patientes. Né de la fragile Leeloo, Malgorne grandit sous la houlette de Sigrid, entre incompréhension et possession jalouse. Il trouve bientôt refuge dans le dédale de l'extravagant labyrinthe d'ifs, de cyprès, de pins et de mélèzes imaginé par le Dr Riwald. S'il n'entend ni le ressac ni les vagues qui se déchirent sur les brisants, Malgorne se nourrit des vents et scrute sans fin l'horizon. Depuis l'ancien sémaphore, Peirdre sonde elle aussi chaque soir l'océan, hantée par la voix d'une amie disparue. Son père, capitaine au long cours, fait parfois résonner pour elle les cornes de brume de son cargo de fret. C'est sur la grève, un matin, devant le corps échoué d'une étonnante créature marine, que Peirdre et Malgorne forgent soudain l'espoir du retour d'autres sirènes. Après Le Peintre d'éventail, Hubert Haddad nous entraîne dans la magie d'un nouveau jardin entre terre et mer. La Sirène d'Isé est un roman magnétique, envoûtant et lumineux.

  • La somme de nos folies

    Shih-Li Kow

    • Zulma
    • 5 Novembre 2020

    Cette année-là, entre un déluge et une éclipse solaire, Beevi, vieille dame fantasque aussi revêche qu'attachante, hérite d'une grande demeure et adopte Mary Anne, débarquée de son orphelinat. Aidée de l'extravagante Miss Boonsidik, Beevi reconvertit la bâtisse - quatre tourelles, dix toilettes, des bibelots à foison et un jardin extraordinaire - en bed & breakfast pour touristes égarés... Une chronique absolument tendre, drôle et incisive, un concentré de vie. Shih-Li Kow est issue de la communauté chinoise malaisienne. La Somme de nos folies a été couronné du Prix du Premier roman étranger en 2018. « À consommer sans modération. » Télérama

  • Les nuits de laitue

    Vanessa Barbara

    • Zulma
    • 5 Novembre 2020

    Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Ada participe intensément à la vie du voisinage, microcosme baroque et réjouissant. Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat ses insomnies à grandes gorgées de tisane tout en soupçonnant qu'on lui cache quelque chose...
    Vanessa Barbara est née à São Paulo en 1982. Chroniqueuse pour la presse internationale, elle a été couronnée du Prix du Premier roman étranger en 2015.
    Vanessa Barbara cultive le charme léger de l'absurde et de la folie douce, et respire une suavité espiègle et enjouée. » Sud Ouest

  • Ilie Cazane mènerait une existence plutôt paisible s'il n'avait le don extraordinaire de faire pousser des tomates géantes. Sous le régime du Conducator Ceausescu, pareil mystère passe pour un crime inconcevable. Le colonel Chirita, esprit rationnel qui ne jure que par un matérialisme forcené, a vite fait de le mettre aux arrêts. Mais rien n'y fait : malgré les supplices, Cazane demeure muet et ses surnaturels talents de jardinier restent inexplicables... Pendant ce temps-là, sa femme Georgette accouche d'un garçon : Ilie Cazane fils qui, avec sa grosse tête de courge, va vite montrer des penchants désopilants pour le bricolage et, en digne fils de son père, s'attirer la sympathie générale. Entre la nature désinvolte et mystérieuse d'Ilie Cazane père, l'enfance burlesque d'Ilie Cazane fils et les questionnements métaphysiques du colonel Chirita, se déploie le spectacle d'une communauté à l'innocence joyeuse, en proie à un système paranoïaque et absurde.

  • Théodose le petit

    Razva Radulescu

    • Zulma
    • 2 Novembre 2020

    Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si d'infâmes conspirateurs  - le très retors Silure et le cruel duc d'Ottobourg - ne complotaient à renverser le trône du paisible Théodose... Satire très sérieusement loufoque du pouvoir et de ses aléas, Théodose le Petit déploie tout l'arsenal du genre. Véritable Machiavel à branchies et nageoires, l'impétueux Silure ne se déplace jamais sans son aquarium. Et tandis que ce « Confucius subaquatique » orchestre en sous-main l'extension du lac Froid, le Glorieux Otto peaufine son coup droit et sa dernière invention : l'écervelateur sinusoïdal. Dans l'autre camp, le débonnaire Chatchien, Tuteur Plénipotentiaire du Prince Héritier, tente de mobiliser ses alliés naturels : la chouette Calliope et le minotaure Samuel, qui se détestent cordialement et fabriquent dans le plus grand secret des armes de destruction massive - fraises géantes et champignons pétaradants. Mais les espions sont partout, la position des Fourmis vertes et des Fourmis violettes est incertaine. La résistance s'organise. Jusqu'à l'inéluctable : la guerre, sanglante, picrocholine, est déclarée. Roman fantasque, brillant, joyeusement pince-sans-rire - où la logique du détail est poussée aux limites de l'absurde, avec autant d'humour et d'ironie caustique que d'inventions délirantes -, Théodose le Petit a reçu le Prix de Littérature de l'Union européenne en 2010.

  • Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l'ultime génocide du xxe siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent. Jessica, la miraculée qui sait et répond du fond de son engagement de résistante ; Faustin Gasana, membre des milices du Hutu Power ; le lumineux Siméon Habineza et son frère, le docteur Karekezi ; le colonel Perrin, officier de l'armée française ; Cornelius enfin qui, de retour au Rwanda après de longues années d'exil, plonge aux racines d'une histoire personnelle tragiquement liée à celle de son peuple. « Ce roman est un miracle. Murambi, le livre des ossements confirme ma certitude qu'après un génocide, seul l'art peut essayer de redonner du sens. Avec Murambi, Boubacar Boris Diop nous offre un roman puissant, terrible et beau. » Toni Morrison

  • Tous tracés, et alors ? Bienvenue dans le capitalisme de surveillance ! Les géants du web, Google, Facebook, Microsoft et consorts, ne cherchent plus seulement à capter toutes nos données, mais à orienter, modifier et conditionner tous nos comportements : notre vie sociale, nos émotions, nos pensées les plus intimes... jusqu'à notre bulletin de vote. En un mot, décider à notre place.

    Des premiers pas de Google au scandale de Cambridge Analytica, Shoshana Zuboff analyse cette mutation monstrueuse du capitalisme, où la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d'un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d'une nouvelle industrie avide et toute-puissante, menaçant dans une indifférence radicale notre libre arbitre et la démocratie.

    Il est urgent de développer des outils pour appréhender cette situation « sans précédent » et provoquer une prise de conscience internationale. Unanimement salué par la presse, L'Âge du capitalisme de surveillance est un appel à la résistance.


    « Prophète de l'ère de l'information » selon le Financial Times, Shoshana Zuboff est professeure émérite à la Harvard Business School et professeure associée à la Harvard Law School.

  • Jeune diplômé désargenté, Satyacharan accepte un poste de régisseur aux confins du Bihar, dans le nord est de l'Inde. Quittant Calcutta, ce Bengali raffiné et mondain est bientôt fasciné par l'exubérance de la faune et de la flore et par la diversité des habitants de ce vaste domaine forestier.

    L'illustre roi des Santals garde ses vaches à l'ombre d'un banyan sacré, Yugalprasad embellit la jungle en y plantant de nouvelles espèces, Dhaturiya préfère danser sans manger plutôt que travailler aux champs...
    Satyacharan sait qu'il est le dernier témoin d'un formidable écosystème ; il doit pourtant en orchestrer la disparition. Son rapport au monde en sera à jamais bouleversé.

  • Violoniste virtuose, Hochéa Meintzel accepte l'invitation d'un festival de musique carnatique à Chennai, en Inde du Sud. Blessé dans sa chair par un attentat, c'est avec l'intention de ne plus revenir qu'il quitte Jérusalem.

    Après une équipée cahotante qui le mène de Pondichéry à la côte de Malabar, il trouve refuge à Fort Cochin, un soir de tempête, au sein de l'antique synagogue bleue. En un tour de force romanesque, Premières neiges sur Pondichéry nous plonge dans un univers sensoriel extrême, exu- bérant, heurté, entêtant, à travers le prisme d'un homme qui porte en lui toutes les musiques du monde, et accueille l'inexorable beauté de tous ses sens.



    « Un roman inspiré, grave, mystique, très sensuel. » Le Magazine littéraire

  • Qui peut jurer de ne pas inventer, au moins en partie, ses souvenirs ? Certainement pas Augustin Harbour. Quarante ans plus tôt, errant dans le désert du sud libyen, il est tombé sur une mystérieuse oasis : Zindan. On y arrive de n'importe où, de n'importe quand, mais aucun des autres voyageurs échoués là ne sait comment en repartir. C'est que Hadj Hassan, Dieu lui-même, y vit, en compagnie de son envoûtante vestale, Maruschka Matlich.

    Réfugié dans une clinique de luxe, sur les rives du lac Calafquén au Chili, carnets, croquis et annotations à l'appui, Augustin dresse l'inventaire de cette extravagante épopée, des habitants et de leurs moeurs étranges - tabous ali- mentaires, pratiques sexuelles, objets sacrés et autres signes parleurs -, qui prend vite des allures de fantasmagorie. Présent et imaginaire se mêlent, comme pour une dangereuse immersion au coeur des ténèbres.

    Délirante invention d'un esprit malade ou intuition géniale d'un entendement hors du commun, le récit prodigieux et débridé d'Augustin nous emmène aux confins inexplorés de la folie. On retrouve dans ce roman phénoménal toute la fantaisie, l'humour, la virtuosité et l'érudition de l'auteur de Là où les tigres sont chez eux. Et un fameux coup de crayon !

  • La Géante

    Laurence Vilaine

    • Zulma
    • 20 Août 2020

    Noële a toujours vécu au pied de la Géante, la montagne immuable qui impose son rythme, fournit les fagots pour l'hiver, bleuet, bourrache, gentiane pour les tisanes et les onguents. Elle est un peu sorcière, a appris les plantes et la nature sauvage grâce à la Tante qui les a recueillis, elle et son frère Rimbaud qui ne parle pas mais chante avec le petit-duc. Elle sait qu'on ne peut rien attendre du ciel, et n'a plus levé les yeux vers le soleil depuis longtemps. Repliée dans cet endroit loin de tout, elle mène une existence rugueuse comme un pierrier.

    Soudain surgit dans sa vie l'histoire de deux inconnus. Elle découvre par effraction ce que peut être le désir, le manque, l'amour qui porte ou qui encombre. Elle s'ouvre au pouvoir des mots.

    Au coeur d'une nature grandiose, La Géante est un roman sensible et habité sur l'amour et les vies rêvées, sur le mensonge et les sentiers qui mènent à la clarté.

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